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Le Finistère passe la barre des 1.000 fermes bio

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Par , France Bleu Breizh Izel

Le cap symbolique de la millième ferme bio du Finistère a été franchi, d'après la Maison de la Bio et le GAB29, Groupement des agriculteurs biologiques du département. Le fameux label vert concerne désormais plus de 15% des exploitations finistériennes, un chiffre supérieur à la moyenne nationale.

Cet élevage laitier de Saint-Urbain est passé en agriculture biologique en 2019.
Cet élevage laitier de Saint-Urbain est passé en agriculture biologique en 2019. © Radio France - Nicolas Olivier

Premier département breton à franchir la barre des 1.000 exploitations labellisées Agriculture biologique, le Finistère en comptait 1.011 au 1er janvier 2021, soit quatre fois plus qu'il y a quinze ans. Les fermes bio y représentent 15,6% (contre 13,6% en région Bretagne) pour une surface de près de 32.000 hectares cultivés sans pesticide.

Une dynamique saluée par la présidente de la Maison de la Bio du Finistère, Valérie Lazennec : "On préfère mille fermes bio qu'une ferme des mille vaches ! Pourtant ce n'est pas faute d'avoir un Finistère historiquement installé dans une agriculture plutôt intensive, donc on en est fier, ça prouve qu'il y a un virage. On ne peut que s'en réjouir, et il faut vraiment que ça continue."

Pas que pour l'argent

Un développement porté par les conversions massives des filières laitières et légumières. Olivier et Jean-François Glinec ont sauté le pas il y a deux ans. Leur élevage de 70 vaches à Saint-Urbain, à quelques encablures de Daoulas, produit 250 à 300.000 litres de lait bio. La majeure partie pour une grande coopérative, 40.000 litres étant transformés sur place par un fromager. Une conversion qui coulait de source pour Olivier Glinec, qui reconnaît que l'aspect économique compte, mais que l'on ne peut pas faire une ferme bio "que pour l'argent".

ECOUTEZ Olivier Glinec, l'un des deux associés du GAEC de Trévarn

La tonne de lait vendue 330 euros en agriculture conventionnelle monte à 460 euros en biologique, mais en moyenne "le producteur bio gagne autant que le conventionnel", assure cet éleveur. Qui avoue sa satisfaction de voir des gens le féliciter d'être passé en bio.

Un effort à accentuer

Pour le GAB29, qui milite pour une généralisation de l'agriculture biologique, il ne faut pas relâcher les efforts d'autant que bon nombre de professionnels cesseront leur activité dans les dix prochaines années. L'enjeu est de réussir à conserver chaque hectare cultivé en bio, en accompagnant les jeunes à s'installer et les anciens à transmettre leur exploitation.

Dans un communiqué, l'association Eau et rivières de Bretagne appelle aussi à "accélérer le rythme" estimant que la surface en bio est "encore trop faible pour réellement avoir un impact sur la qualité de l'eau de nos rivières."

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