Agriculture – Pêche

Le froid fait des dégâts sur les pommiers creusois

France Bleu Creuse vendredi 21 avril 2017 à 17:39

Des fleurs de pommes protégées du froid par un glaçon
Des fleurs de pommes protégées du froid par un glaçon © Radio France - Maxime Tellier

Le thermomètre est descendu jusqu'à -7 degrés en Creuse cette semaine pendant la nuit : une température fatale à 90 % des fleurs qui avaient déjà éclos dans le verger de la Salle sur la commune du Chauchet. Pourtant, l'exploitant utilise toutes les méthodes pour lutter contre le gel.

"Un printemps aussi froid, je n'en avais pas connu depuis 20 ans", se désole Jean-François Giraud, pomiculteur, "j'avais perdu la totalité de ma récolte mais à l'époque, nous n'avions aucun moyen de nous défendre face au froid". Car cette année, les choses sont différentes : "depuis le début de la semaine, nous ne dormons presque pas, il faut se lever toutes les nuits pour allumer des feux qui réchauffent l'air ambiant, nous vaporisons aussi de l'eau sur les arbres, les glaçons qui se forment protègent les fleurs du froid et puis nous faisons tourner une tour à vent, c'est une hélice qui fait descendre l'air chaud situé à 20 ou 30 mètres d'altitude".

Des feux sont allumés toutes les trois ou quatre rangées pour réchauffer l'air - Radio France
Des feux sont allumés toutes les trois ou quatre rangées pour réchauffer l'air © Radio France - Maxime Tellier

Mais malgré tous ces efforts déployés, le froid a fait des dégâts : "90 % des fleurs sont noircies par le gel et dans ce cas là, la pomme ne peut pas se développer", explique Jean-François Giraud, "si la fleur descend en dessous de -3 degrés, c'est fichu". Il faudra tout de même attendre encore un mois pour mesurer l'étendue des pertes : "un arbre donne entre 600 et 1.000 fleurs mais seules 100 à 150 donnent des pommes, il faut espérer que les bourgeons qui ont survécu ou ceux qui n'ont pas encore éclos deviennent des fruits."

Une tour à vent au milieu du verger avec un poêle au pied - Radio France
Une tour à vent au milieu du verger avec un poêle au pied © Radio France - Maxime Tellier

En cas de gros dégât, Jean-François Giraud pourra aussi demander des aides à l'Etat. La reconnaissance de calamité agricole est accordé si le rendement d'une récolte baisse de 30 % par rapport à une année normale, d'après la Chambre d'agriculture.