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Le gel a détruit au moins 10.000 hectares de betteraves en Île-de-France

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Par , France Bleu Paris

Le gel a fait beaucoup de mal aux producteurs franciliens de betteraves. Au moins 10.000 hectares de production doivent être ressemés.

 Un agriculteur qui inspecte ses semis de betteraves
Un agriculteur qui inspecte ses semis de betteraves - Philippe Girardot

Deux nuits aux températures négatives et de lourdes pertes pour les producteurs de betteraves en Île-de-France. L'Institut Technique de la Betterave (ITB) fait état, pour l'instant, d'au moins 10.000 hectares de cultures détruites par le gel, qu'il va falloir ressemer.

Deux nuits de gel fatales

C'est dans la nuit de lundi à mardi, et celle de mardi à mercredi, que le gel a fait le plus de dégâts, avec des températures mesurées jusqu'à -7°C. "En deux jours, la petite plantule a complètement disparu. Ça on sait que c'est perdu. On voit bien que dans certaines parcelles, c'est condamné", relate Philippe Girardot. 

Ce betteravier de Larchant (Seine-et-Marne) s'estime chanceux dans ce désastre. Il a semé ses betteraves sucrières plus tôt que ses collègues et n'a perdu que 30% de ses semis. D'autres n'ont plus rien. Les agriculteurs de Seine-et-Marne sont toujours en train d'inspecter leurs terres. Le bilan officiel des pertes devrait être officialisé en début de semaine prochaine.

"Des pertes aussi importantes à une telle échelle, il y a surement très longtemps que ça n'était pas arrivé, avance Philippe Girardot. Parce qu'on était vraiment au pire moment de stade de végétation de cette culture."

Les semis avaient débuté fin février et s'était terminée pour la majorité des agriculteurs au début du mois d'avril. Si les gelées étaient survenues quelques semaines plus tard, les plants de betteraves auraient été suffisamment robustes pour résister au froid.

 Un exemple de betterave gelée
Un exemple de betterave gelée - Nicolas Guinet

La saison n'est pas terminée

"La saison n'est pas perdue, nous ne sommes que début avril, remarque Henri de Balathier, délégué régional de l'Institut technique de la betterave. Le potentiel est suffisant pour faire une culture de betteraves."

Mais pour cela, il va falloir trouver de l'argent. Il faut 300 euros pour ressemer un hectare de betteraves. L'aide de l'État arrivera, a assuré le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie. Mais certains agriculteurs hésitent à ressemer. Et pas forcément par manque de moyens. 

Ce sont les semences proposées par l'Etat qui posent problème. Des semences sans néonicotinoïdes. "Tout ce qu'on nous apporte comme solution, c'est de ressemer des betteraves qui ne sont pas protégées contre les pucerons, affirme Philippe Girardot. L'année dernière on a déjà connu une catastrophe avec 60% de pertes. Moi, je ne ressème pas dans ces conditions-là !"

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