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Agriculture – Pêche

Les serres chauffées en agriculture bio restent autorisées

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Par , France Bleu

Le comité national de l’agriculture biologique a décidé d'autoriser l'utilisation de serres chauffées pour produire des tomates et concombres bio en France ce jeudi.

Les serres chauffées restent autorisées en France mais leurs fruits et légumes ne pourront plus être commercialisés entre décembre et avril (illustration)
Les serres chauffées restent autorisées en France mais leurs fruits et légumes ne pourront plus être commercialisés entre décembre et avril (illustration) © Maxppp - Sigrid Olsson

Les agriculteurs vont pouvoir continuer à cultiver des tomates et des concombres bio sous serres chauffées mais pas en toute saison. Après des mois de débats, le comité national de l'agriculture biologique a tranché ce jeudi. Les serres chauffées restent autorisées en agriculture bio mais "il n'y aura pas de commercialisation entre le 21 décembre et le 30 avril" de fruits et légumes bio produits en France, a indiqué le ministère. "Il ne peut pas y avoir de contre-saisonnalité en bio, on ne mange pas des produits bio l'hiver, à contre-saison", a précisé le ministre, Didier Guillaume. En outre les serres seront chauffées "uniquement" "avec des énergies renouvelables" à partir de 2025, a indiqué le ministre. Une obligation à effet immédiat pour "toute serre construite aujourd'hui" a-t-il précisé.

Des serres chauffées avec des énergies renouvelables à partir de 2025

Ce compromis est l'épilogue de plusieurs mois de conflits entre d'un côté, les agriculteurs favorables au chauffage des serres, et de l'autre, ceux qui s'y opposent.

Parmi les partisans de ce mode de production, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA), les chambres d'agriculture et les coopératives. Ils redoutaient des "distorsions de concurrence" avec d'autres pays européens comme l'Espagne en cas d'interdiction, sachant que "78% de la tomate biologique présente dans les circuits longs de distribution en France est importée" selon le syndicat majoritaire.

Les acteurs historiques de l'agriculture bio -la Fnab (Fédération nationale de l'agriculture biologique) et Synabio (syndicat de l'agroalimentaire bio)- dénonçaient, eux, la volonté de certains producteurs de fruits et légumes d'"industrialiser" la filière et de trahir l'esprit du bio. Appuyés par des ONG et des cuisiniers, ils avaient lancé une pétition en mai pour alerter, entre autres, sur la pollution générée par le chauffage des serres. S'appuyant sur une étude de l'Ademe, ils soulignaient qu'une tomate produite sous serre chauffée émettrait, avec 2,2 kilos de CO2 pour un kilo de tomates, sept fois plus de gaz à effet de serre qu'une tomate produite en France en saison et près de quatre fois plus qu'une tomate importée d'Espagne.