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Agriculture – Pêche

Réintroduction de l'ours dans les Pyrénées : une des deux femelles a été lâchée en Béarn

jeudi 4 octobre 2018 à 10:27 - Mis à jour le jeudi 4 octobre 2018 à 15:25 Par Daniel Corsand, Mathias Kern et Oanna Favennec, France Bleu Béarn, France Bleu Occitanie, France Bleu Pays Basque et France Bleu

Le ministère de la Transition écologique et solidaire confirme, à la mi-journée, le lâcher d'une ourse dans le Béarn ce jeudi matin aux alentours de 9h. Des barrages routiers avaient été installés sur différents axes par des opposants à cette réintroduction dès ce mercredi soir.

Le lâcher de Pyros, le slovène
Le lâcher de Pyros, le slovène - maxppp

Pau, France

Les opérations de réintroduction de plantigrades ont commencé dans les Pyrénées. Une ourse a été transportée au dessus d'Etsaut en vallée d'Aspe ce jeudi matin. Le ministère de la transition écologique confirme à la mi-journée par la voie d'un communiqué qu'une "première ourse femelle en parfaite santé a été relâchée aux alentours de 9h dans le Béarn". Le communiqué poursuit : "L'opération de réintroduction se poursuivra dans les prochains jours avec pour unique priorité de garantir la sécurité des deux ourses femelles."

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a également confirmé les dires du ministère, mais dément formellement les rumeurs selon lesquelles la deuxième ourse aurait trouvé la mort lors de son transport en hélicoptère.

Un hélicoptère a été vu ce jeudi matin au dessus de la vallée d'Aspe peu après 8h par des opposants au lâcher. Sous l'appareil : des câbles et une cage. "De chez nous, on a vu passer l'hélicoptère qui longeait les crêtes, avec une caisse qui pendait au bout d'une élingue", racontent Cécile et Jean, installés à Sarrance, à France Bleu Béarn. "On se doutait bien que ça se passerait comme ça, qu'ils utiliseraient les airs, ils allaient pas passer par la route !"

Trois barrages filtrants

Le convoi, qui a décollé de l'aérodrome d'Hérrère, a fait fi des barrages filtrants d'éleveurs installés à Sarrance, en vallée d'Aspe, et à Bielle et Arette-en-Barétous, en vallée d'Ossau (dans la montée vers la Pierre-St-Martin). Ce mercredi soir, les opposants à cette réintroduction se sont installés pour bloquer les routes, à l'aide notamment de tracteurs, convaincus depuis dix jours que les ourses avaient été capturées en Slovénie et donc que leur arrivée était imminente en Béarn. Ils ont enflammé ce jeudi matin des ballot de foin et des pneus en vallée d'Aspe.

Des lâchers "de la meilleure façon qui soit"

François de Rugy, interrogé sur France Info dans la matinée sur la possibilité d'utiliser des hélicoptères pour contourner les barrages, indiquait que ces lâchers seraient "fait de la meilleure façon qui soit, pour que cela puisse être fait tranquillement et qu'on ne cède pas à des pressions, à des menaces."

Le ministre de la transition écologique avait poursuivi, toujours sur France Info : "Il y a des personnes qui se croient autorisées à faire des barrages sur les routes, à me menacer avec des fusils (...) et maintenant ils disent « On va faire des barrages sur les routes ». Ce sont des attitudes inacceptables, je comprends la colère mais ça ne justifie pas tout." François de Rugy a confirmé ce jeudi matin le coût prévisionnel de cette réintroduction : 350.000 euros. 

La réintroduction de ces deux ourses en Béarn s'inscrit dans le cadre du "plan ours", publié en mai dernier. L'opération avait été annoncée par Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique et solidaire, en mars. Il reste, en Béarn, un seul ours de souche pyrénéenne, Cannellito, et aucune femelle.