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Agriculture – Pêche

Le lait de chèvre, une filière d'avenir pour les agriculteurs d'Occitanie

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

En Occitanie, 800 producteurs de lait de chèvre arrivent à obtenir une juste rémunération, ce qui est rare dans le secteur de l'élevage. Les prix sont en hausse, et la production française n'arrive pas à suivre la demande, qui augmente de 3% chaque année. Le potentiel est énorme.

Les chèvres de la ferme du Bila à Mauzac, en Haute-Garonne
Les chèvres de la ferme du Bila à Mauzac, en Haute-Garonne © Radio France - Mathieu Ferri

Mauzac, France

Tous les secteurs ne sont pas en souffrance dans l'agriculture, y compris dans l'élevage. Alors que du côté des bovins ce n'est pas toujours rentable, les éleveurs de chèvres eux arrivent à vivre à peu près bien de leur travail. Le prix du litre de lait payé au producteur a bondi de 30% en 10 ans ! Le litre de lait de chèvre est aujourd'hui à 70 centimes d'euros environ, alors que celui de vache est à 30 centimes.

Dans toute l'Occitanie, on compte 800 producteurs de lait de chèvre. L'Aveyron et le Lot en tête, avec notamment le fromage de Rocamadour. Mais petit à petit les chèvres gagnent du terrain dans les autres départements, comme la Haute-Garonne, et les différentes instances agricoles tentent d'inciter les jeunes éleveurs a choisir les chèvres plutôt que les bovins.

Vivre de son métier

A Mauzac (Haute-Garonne), au sud de Toulouse, Patrice Garrigue a fait ce choix en 2009, avec sa femme. A côté des céréales, qu'il continue de produire, il élève 50 chèvres, qui fournissent environ 45.000 litres de lait par an. "Le but pour nous c'était de développer un atelier dans lequel on maîtrise notre prix de vente, ce qui nous permet de dégager un revenu. Alors que sur les céréales, on perd plus de l'argent que l'on en gagne."

On n'est pas riches, mais on vit de ce métier, et ça c'est nouveau" - Joël Mazars, de l'interprofession laitière caprine

Patrice et sa femme fabriquent essentiellement du fromage lactique, style cabécou, ou du chèvre frais, qu'ils vendent à des fromagers, des épiciers, ou en direct à la ferme. En plus du prix du litre, c'est cette maîtrise de la chaîne de vente qui est bénéfique. Les éleveurs ne roulent pas sur l'or, mais ils s'en sortent, et ça c'est une exception dans le monde de l'élevage selon l'Aveyronnais Joël Mazars, qui préside l'interprofession laitière caprine dans le sud-ouest : "Non, on n'est pas riches, mais on vit de ce métier, et ça c'est nouveau".

On manque de producteurs de lait" - Joël Mazars

Et puis le potentiel est énorme ! La consommation du lait de chèvre (tout confondu, fromages, yaourts, etc.) est en hausse constante : + 3% en moyenne chaque année. Une demande que la production française n'arrive pas à suivre, précise Joël Mazars : "On manque de producteurs de lait. Aujourd'hui on importe 120 millions de litres de lait au niveau national, venus de pays européens voisins. Tous les secteurs sont déficitaires, que ça soit l'industriel, le bio, les fermiers, ou les signes de qualité comme le Pélardon ou le Rocamadour." Un signe encouragent pour l'éleveur lui-même installé à Luc-La Primaube, au sud de Rodez : "Pour des gens qui veulent s'installer, ça veut dire que ça permet d'avoir de la lisibilité sur le moyen terme, ce qui n'est pas évident en agriculture".