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Agriculture – Pêche

Le loup a-t-il encore frappé dans l'Yonne ?

mardi 11 septembre 2018 à 18:22 Par Lisa Guyenne, France Bleu Auxerre et France Bleu

Il pourrait s'agir d'une nouvelle attaque du Canis Lupus. Ce week-end, une brebis était retrouvée morte égorgée, dans sa pâture de Mélissey, dans le Tonnerrois. L'éleveur avait déjà subi des attaques - avérées - du loup cet été.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - Maxppp

Tonnerre, France

Comme à l'habitude, les services de l'ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) veulent rester prudents. Dans l'attente des analyses ADN des poils trouvés sur place, ils évoquent un "grand canidé" plutôt qu'un loup. Mais l'éleveur, lui, n'a pas de doute. 

Le même éleveur déjà touché cet été

"J'ai découvert une brebis égorgée dans la nuit de samedi à dimanche, et on en a découvert deux autres il y a 15 jours, déjà décomposées", raconte Sébastien Godin. Cet été, l'éleveur avait déjà été victime d'attaques sur son cheptel. Les analyses avaient confirmé que c'était bien le loup qui en était responsable.

"Les premières attaques, c'était à Arthonnay, un peu plus loin. Cette fois, ça c'est vraiment passé au pied de la bergerie, j'habite à 200 mètres. C'est énervant", déplore l'éleveur. 

Des protections supplémentaires envisagées

Depuis, plus question de laisser ses bêtes seules. "On les rentre la nuit, et on les sort le matin". Il possède déjà deux border collie, des chiens de berger, mais qui servent à rassembler les bêtes plutôt qu'à véritablement les défendre : "Justement, ces jours-ci, ils aboyaient dans le parc à minuit. On ne savait pas pourquoi. Maintenant, prendre un patou, un chien de défense... Peut-être."

En plus de cela, Sébastien Godin envisage de renforcer les clôtures de ses pâtures. "On a fait des devis pour des filets avec clôture, ça fait environ 6.000 euros." Un dossier a été déposé auprès de l'Etat pour que ce coût soit pris en charge, dans le cadre du plan "Loup 2018-2023".

La fédération des agriculteurs soutient les éleveurs ovins

Ce mardi soir, la FDSEA de l'Yonne réagissait elle aussi, dans un communiqué. "L’installation durable de grands prédateurs en zone de forte densité humaine pose des problèmes de conflits d’usage dans les espaces ruraux", affirme-t-elle.

"Le loup ne doit pas s'installer dans l'Yonne" - FDSEA

Le premier syndicat agricole demande donc au préfet "de déclencher sans attendre des mesures de protection des troupeaux selon les modalités du plan national Loup" et "d’améliorer les délais de traitement des dossiers, car les éleveurs ne peuvent avoir leur revenu impacté par une politique environnementale qui ne laisse pas sa place aux éleveurs."