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Agriculture – Pêche

PHOTOS - Le loup aux portes de Nîmes

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Par , France Bleu Gard Lozère

Les éleveurs du Gard en appellent au préfet après de nouvelles attaques de loup dans le secteur des Costières. Deux en deux jours. Trois bêtes tuées, une vingtaine blessées. En cause selon eux, le loup aperçu il y a déjà deux ans dans la plaine au sud de Nîmes.

Une des bêtes tuées par le loup à Générac
Une des bêtes tuées par le loup à Générac © Radio France - Sylvie Duchesne

Générac, France

Les deux attaques de loup sur des troupeaux ont eu lieu lundi et mardi à Générac à une quinzaine de kilomètres au sud de Nîmes. Trois bêtes ont été tuées, une vingtaine blessées et la moitié d'entre elles devront être euthanasiées. C'est trop pour les éleveurs du secteur. Selon eux, il s'agit du loup aperçu au printemps 2017 à Générac. Les premières attaques ont eu lieu la même année à l'automne. Depuis cette date, plus de 300 bêtes auraient succombé dans ce secteur.

La seule solution pour eux : l'abattre. "On pourra enfin dormir tranquillement, témoigne Florian Fabre, qui possède 450 bêtes. Je me suis équipé de clôtures électriques, de patous, mais bon, le patou ça va bien parce qu'on est très peu dans le coin à en avoir. Quand tout le monde en aura, le loup ira à l'affrontement car c'est un animal sauvage."

Florian Fabre est éleveur à Beauvoisin

Plus de 300 bêtes victimes du loup depuis deux ans 

Les éleveurs aujourd'hui n'en peuvent plus. Ils vivent dans un stress permanent. Ils ont demandé ce mercredi à être reçus par le préfet du Gard pour demander que ce loup soit rapidement abattu. 

"L'animal engendre d'énormes dégâts sur notre exploitation. Le risque, c'est aussi qu'il s'en prenne à des particuliers, c'est à dire des promeneurs, des joggeurs, explique Géronimo Salmeron, co-secrétaire général de la FDSEA du Gard.  Il ne manque plus que le loup arrive devant les portes des arènes de Nîmes. Là, on sera peut-être pris au sérieux."

Géronimo Salmeron, co-secrétaire général de la FDSEA du Gard

Le Gard doit être intégré au plan d'abattage national des loups

Pour Géronimo Salmeron, la seule solution, c'est que la brigade anti-loup de la Haute-Savoie qui s'était déjà déplacée dans le Gard, revienne, mais plus longtemps pour abattre enfin l'animal. Il a également demandé au préfet que les lieutenants de louveterie du Gard, les seuls habilités à tirer sur le loup, soient équipés de matériel plus performant pour pouvoir intervenir la nuit. 

"Du matériel plus performant pour les lieutenants de louveterie du Gard"

Le syndicat va également demander au ministère de la Transition écologique que le Gard puisse être intégré dans le plan national de prélèvement des loups. Il est aujourd'hui fixé à une cinquantaine d'individus. 

Reportage chez Fanny Tamisier, l'éleveuse dont le troupeau a été attaqué

Attaquée au cou et aux cuisses - Radio France
Attaquée au cou et aux cuisses © Radio France - Sylvie Duchesne
Le troupeau attaqué à Générac était protégé par une clôture électrique - Radio France
Le troupeau attaqué à Générac était protégé par une clôture électrique © Radio France - Sylvie Duchesne