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Le loup est-il de retour sur le plateau de Millevaches ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Creuse, France Bleu Limousin, France Bleu
La Nouaille, France

Les éleveurs du plateau de Millevaches sont inquiets face à la recrudescence des attaques de brebis depuis le début de l'année. Les deux dernières ont eu lieu à la Nouaille (Creuse) ce week-end et mardi, mais la présence du loup n'est pas encore officiellement confirmée.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Florian Launette

"Je suis éleveur de brebis depuis vingt ans mais c'est la première fois que je vois ça", raconte Jouany Chatoux qui tient une ferme bio à Pigerolles, "j'avais laissé un troupeau de douze bêtes sur une parcelle chez mon beau-père à la Nouaille. Il m'a appelé dimanche matin pour me dire que deux bêtes avaient été tuées et plusieurs autres blessées pendant la nuit. Quand je suis arrivé, l'une des brebis avait le cou dévoré, l'épaule arrachée, une autre avait été égorgée et j'ai dû en euthanasier une troisième car elle était trop gravement touchée. Trois autres bêtes ont été blessées. Un chien n'aurait jamais pu arracher une épaule."

L'une des brebis tuées ce weekend à la Nouaille (Creuse)
L'une des brebis tuées ce weekend à la Nouaille (Creuse) © Radio France - Jouany Chatoux

Dans la nuit de lundi à mardi, un autre éleveur a été victime d'une attaque sur la commune : trois ou quatre agneaux ont été tués, le maire doit se rendre sur place ce mercredi. Mais en l'absence d'analyse ADN, impossible de confirmer officiellement que le loup est responsable d'après Jouany Chatoux qui a pourtant prévenu l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) : "les agents qui sont venus n'ont pas trouvé d'excréments ou de poils du prédateur sur le lieu de l'attaque".

Des éleveurs prêts à arrêter les brebis

L'éleveur a donc fait appel à une association "Défense des troupeaux" basée à Eymoutiers sur la partie haut-viennoise du plateau : "ils font leurs propres analyses ADN en utilisant la salive retrouvée sur les carcasses. L'Etat ne reconnaît pas leurs conclusions mais peu importe, je veux savoir s'il s'agit d'un chien ou d'un loup parce que franchement, j'ai du mal à dormir".

Une trace relevée sur le lieu de l'attaque à la Nouaille ce weekend
Une trace relevée sur le lieu de l'attaque à la Nouaille ce weekend © Radio France - Jouany Chatoux

Fin avril, cette association avait conclu à la présence d'un loup hybride lors d'une autre attaque sur la commune de Gentioux. Jouany Chatoux envisage d'arrêter les brebis et de se concentrer sur les vaches et les cochons qui constituent l'essentiel de ses revenus : "si le loup n'est pas encore là, il faut se dire qu'il va revenir, c'est quasi certain... Nous sommes sur un territoire riche en gibiers avec une faible densité de population (5 habitants / km² sur le plateau). Pour les éleveurs de brebis, ça va être dur".

La préfecture contredit les éleveurs

Quant à l'Etat, il a confirmé la présence du loup en mars dans le département voisin du Puy de Dôme et installé une cellule de veille en Corrèze en février, où des signalements ont été faits. Mais en Creuse, le préfet Philippe Chopin dément la responsabilité du loup dans les dernières attaques : "le mode de prédation et les indices relevés sont peu conformes au mode opératoire du loup, traces de morsure à la gorge, sur le dos, les flancs, les membres postérieurs et l'écartement des canines (voir communiqué ci-dessous)".

Les éleveurs dénoncent l'omerta de l'Etat qui "cherche à éviter de reconnaître la présence du loup pour ne pas verser d'indemnités", d'après Yves Delaunaye, le président de l'assocation "Défense des troupeaux".

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