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Agriculture – Pêche DOSSIER : Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Le ministre de l'agriculture à Nantes pour la réunion sur l'avenir des terres de la Zad

lundi 14 mai 2018 à 8:49 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Le comité de pilotage pour l'avenir des terres de la Zad de Notre-Dame-des-Landes se réunit ce lundi pour faire le point sur les 28 projets agricoles qui ont été déposés par les occupants.

Le comité de pilotage doit faire le point sur les projets déposés le 20 avril (photo ci-dessus)
Le comité de pilotage doit faire le point sur les projets déposés le 20 avril (photo ci-dessus) © Maxppp -

Nantes, France

Le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert, est à Nantes ce lundi. Il vient présider la réunion du comité de pilotage sur l'avenir des terres de Notre-Dame-des-Landes.  Le Copil, qui est composé notamment des syndicats agricoles, des maires des communes concernées et de représentants de l'Etat, n'étudie que les projets agricoles. Sur les 41 dossiers déposés en préfecture par des occupants de la Zad, 28 sont des projets agricoles.

Des vaches allaitantes à Bellevue, une brasserie aux Fosses-Noires, une miellerie...

Ces projets ne font que reprendre les expériences que les occupants mènent dans le bocage, parfois depuis 10 ans.  Deux tiers des dossiers sont agricoles et couvrent 270 hectares. On trouve par exemple la ferme de Bellevue et ses vaches allaitantes, un jardin de plantes médicinales, la brasserie des Fosses-Noires ou encore une miellerie. Des projets  souvent liés car les occupants de la Zad sont dans une logique de partage. Partage du matériel mais aussi des parcelles qui fonctionnent avec une rotation des cultures.

La majorité des projets agricoles seraient sur la bonne voie

La majorité des projets agricoles serait sur la bonne voie pour obtenir une convention d'occupation précaire mais l'inquiétude pèse sur certains comme sur la ferme de Saint-Jean-du-Tertre. L'agriculteur cotise à la MSA depuis plus de deux ans, mais l'ancien exploitant, qui a touché des indemnités en lien avec le projet d'aéroport, souhaite récupérer ses parcelles. "Mais il a pu récupérer d'autres terres, plus proches de chez lui, ça devrait donc être possible de négocier", précise Dominique Lebreton, le référent de la Confédération paysanne sur le dossier Notre-Dame-des-Landes.

Dans le milieu rural, il n'y a pas que des paysans. Il y a aussi toute une vie nécessaire à côté des activités agricoles

Les 13 autres dossiers portent sur des équipements culturels comme la bibliothèque ou la crèche qui accueille les jeunes enfants vivant sur la Zad. Ils seront présentés au Copil mais pas examinés sur le fond. Pour les habitants, ces projets sont aussi indispensables que les activités agricoles. Ils se disent prêts à se mobiliser à nouveau pour les défendre et à empêcher toute expulsion et toute démolition. "Nous avons défendu le fait que nous étions dans un milieu rural et que, dans le milieu rural, il n'y a pas que des paysans. Il y a aussi des artisans... tout une vie rurale nécessaire à côté des activités agricoles", poursuit Dominique Lebreton, "ça, les services de l'Etat l'ont bien entendu. Maintenant, on est un peu en réserve".

Rassemblement devant la préfecture

Plusieurs organisations de soutien aux occupants de la Zad appellent à un rassemblement à 13h devant la préfecture ce lundi. Elles disent défendre "un avenir commun du bocage" et veulent "s'opposer à toute expulsion". Le Premier ministre, Edouard Philippe, a en effet affirmé que les expulsions pourront reprendre à partir du 14 mai pour ceux "qui ne sont pas dans la démarche de légalisation".