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Agriculture – Pêche

Le Périgord veut faire du cèpe un emblème aussi connu que la truffe

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Par , France Bleu Périgord

Le Périgord veut continuer à structurer une vraie "filière cèpe". L'association "Cèpe du Périgord", et la chambre d'agriculture veulent développer en 2019 leur marque "Cèpes et champignons du Périgord" en développant notamment leur réseau de producteurs forestiers

Un cèpe - illustration
Un cèpe - illustration © Radio France - Marie-Sylvie Prudhomme

Brantôme, France

Savez vous ce qu'est le mycotourisme ? Il s'agit bien sûr du tourisme lié au champignon... La Dordogne est connue pour la truffe.

Mais le pays du Périgord vert, l'association "Cèpe du Périgord" et la chambre d'agriculture du département veulent désormais se spécialiser AUSSI dans le cèpe.

L'objectif : créer une filière et une marque "cèpe du Périgord" identifiable, capable de faire venir des touristes en Périgord et d'approvisionner suffisamment en champignons. L'Europe via le programme LEADER finance en partie l'opération.

En 2018, les première réalisations concrètes ont vu le jour. Avec notamment la publication d'un livre de recettes aux champignons du Périgord (recettes proposées par des chefs du secteur) ou de stickers "Ici, cèpes et champignons du Périgord" apposés sur les vitrines des restaurateurs partenaires.

En 2019 l'objectif est d'aller bien plus loin à commencer par l'amélioration scientifique de la culture du cèpe. Avec un enjeu crucial : être capable d'avoir d'abord assez de champignons. 

Et ce n'est pas simple. La myco-sylviculture a encore des progrès à faire explique Sandrine Rossignol animatrice à la chambre d'agriculture : "trouver des éléments favorables c'est une expérimentation de plusieurs années. Cela suppose d'entretenir les bois, et l'objet de la démarche c'est de faire travailler les gens sur ces problématiques" dit-elle.

Les responsables du projet "Cèpes en Périgord vert" réunis à Brantôme - Radio France
Les responsables du projet "Cèpes en Périgord vert" réunis à Brantôme © Radio France - Antoine Balandra

L'autre enjeu, c'est d'arriver à faire travailler tout le monde ensemble. Pas facile... Car en Dordogne 99% des bois sont privés. Autrement dit, il faut mobiliser les propriétaires forestiers pour qu'ils adhèrent au projet et qu'ils communiquent entre eux. 

Le tourisme du champignon

Ils sont 127 aujourd'hui à participer au Programme "Cèpes du Périgord vert" dont Sandrine Couloumy, installée à Agonac. Et pour elle, vendre du cèpe peut être une vraie source de revenus :

"Oui, parce qu'en fait j'ai un projet tourisme, avec des gîtes et le mycotourisme est intéressant pour moi, parce que je vais pouvoir recevoir du public, donc cela peut être un circuit pour eux en Périgord vert, en ramassant des champignons" explique la productrice

Le cèpe comme vecteur de tourisme, cela s'appelle du mycotourisme. Et c'est une vraie perspective d'avenir. La preuve, c'est que des acheteurs de toute la France se sont pressés au marché aux cèpes de Saint-Saud-Lacoussière l'an dernier (1.2 tonnes de cèpes apportés en 15 jours d'ouverture).

Cette année, l'objectif est de développer le mycotourisme... Mais aussi le marché de Saint-Saud-Lacoussière. Un casque de réalité virtuelle dédié aux cèpes est à l'étude histoire de faire découvrir le merveilleux monde du champignon aux plus jeunes. 

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