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Le premier cas de virus de la tomate confirmé en France dans le Finistère

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Par , France Bleu, France Bleu Breizh Izel

Le ministère de l'Agriculture a confirmé lundi soir la contamination de tomates en serre par le virus ToBRFV, dans une exploitation du Finistère, un virus sans danger pour les humains, mais susceptible d'avoir de graves conséquences économiques pour la filière.

La tomate est le premier légume consommé par les Français avec un peu plus de 13,9 kg par ménage et par an.
La tomate est le premier légume consommé par les Français avec un peu plus de 13,9 kg par ménage et par an. © Maxppp - Patrick Lefevre

Les résultats de l'Anses (Agence de sécurité sanitaire) sur les échantillons prélevés dans les serres qui étaient en suspicion dans le Finistère sont "positifs". Les tomates "sont donc bien contaminées par le virus", a indiqué lundi soir le ministère de l'Agriculture. Il n'y a pas de danger pour l'homme, mais le virus très contagieux est une menace pour tous les producteurs.

Confinement de l'exploitation dans le Finistère

Il s'agit donc du premier cas confirmé du virus en France. Cette première exploitation dans le Finistère a été confinée dans l'attente de la destruction des tomates et de la désinfection du site. Le virus, très contagieux, peut infecter 100% des plantes d'une exploitation. Or il n'existe pas de traitement. Il faut détruire rapidement les plantes malades pour éviter la propagation.

Propagation mondiale par les plants et les semences

Début février, l'Anses avait lancé l'alerte concernant ce nouveau virus qui se transmet par les semences, les plants et les tomates infectées. L'agence de sécurité sanitaire redoutait l'arrivée du virus en France vu la rapidité de propagation à travers le monde. 

Depuis 2014, date de son apparition en Israël, le tomato brown rugose fruit virus" (ToBRFV) s'est propagé au Mexique, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie et en Asie. L'an dernier, il a touché la Grèce, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. 

Les plants qui ont ainsi contaminé les serres du Finistère "proviennent du Royaume-Uni mais sont issus de semences produites aux Pays-Bas",  précise le ministère de l'Agriculture.

Inquiétude pour toute la filière et pour le jardinier amateur

Toutes les cultures de tomates peuvent être impactées : agriculture conventionnelle, biologique, en protection biologique intégrée, sous serre et plein champ. Même les tomates cultivées par les particuliers.

La diffusion de ce virus sur le territoire national "aurait des conséquences économiques majeures pour la filière mais également les jardiniers amateurs", avait ainsi indiqué dimanche le ministère de l'agriculture, lors des premières suspicions. 

La culture de tomates en France est la première culture légumière avec 712.000 tonnes produites en 2018, d'après la même source. 

Pas d'inquiétude pour le consommateur

La tomate est le premier légume consommé par les Français avec un peu plus de 13,9 kg par ménage et par an. Mais le virus est sans danger pour les humains, rappelle le ministère de l'Agriculture. "Il n’y aura jamais de tomates contaminées par le virus qui seront commercialisées car elles pourrissent avant", ajoute le ministère.

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