Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Le président de la FDSEA d'Ille-et-Vilaine se convertit au bio

lundi 28 mai 2018 à 20:20 Par Brigitte Hug, France Bleu Armorique

En dix ans, le nombre de fermes biologiques a été multiplié par trois en Bretagne. Les conversions vont bon train et même le président de la FDSEA 35 s'y met. Ce qui peut étonner.

Loïc Guines, président de la FDSEA d'Ille-et-Vilaine
Loïc Guines, président de la FDSEA d'Ille-et-Vilaine © Radio France - Brigitte Hug

Saint-Marc-sur-Couesnon, France

Loïc Guines s'est installé en 1989 en GAEC avec d'abord ses parents, puis son frère. Une exploitation laitière d'une centaine de vaches Prim'Holstein. L'objectif était clair au départ. Il fallait produire! "On faisait ce qu'on avait appris à l'école.". "Si vous m'aviez dit bio, il y a vingt-cinq ans, j'aurais dit : jamais !", explique le président de la FDSEA 35. "Depuis 96, on a désintensifié notre production, pour coller à la qualité de nos sols. La moitié de nos terres est pauvre, à faible potentiel. Sur ses sols là, il ne faut pas de l'intensif." Peu à peu, l'éleveur s'et éloigné des produits phytosanitaires, a réduit ses surfaces de maïs. L'herbe est devenu l'essentiel de la nourriture de ses vaches. Aujourd'hui, il est à la porte de l'agriculture biologique et il s'est dit, avec son frère, pourquoi pas sauter le pas. Cela s'est fait naturellement. Sa conversion va se faire en deux ans.

Un troupeau de vaches laitière sur prairie - Maxppp
Un troupeau de vaches laitière sur prairie © Maxppp - Christian Watier

Le prix, c'est çà qui nous a motivé. Il ne faut pas se le cacher

Loïc Guines sait qu'en passant au bio, ses vaches donneront moins de lait, mais il sera mieux payé. "C'est ça qui nous a motivé. Il ne faut pas se le cacher. Mais le premier argument n'est pas le prix. Techniquement, on voulait voir si on pouvait évoluer encore un peu.". Le président de la FDSEA sait que sa décision étonne. "Moins que si le président de la FDSEA d' il y a vingt ans avait sauté le pas. Bon nombre de mes collègues savaient déjà comment je produisais. Ils sont à peine surpris.". Pour Loïc Guines, les agricultures se rapprochent entre le conventionnel et le bio, parce qu'il y a des échanges de techniques.  "C'est moins sectaire de part et d'autre. Si, ça peut aider encore à être moins sectaire et à rassembler et bien, tant mieux!".

Loïc Guines: "J'ai fait partie de la génération à qui on a enseigné comment produire le maximum."