Agriculture – Pêche

Le vignoble de Fronton frappé par le gel, certaines parcelles touchées à 90%

Par Vanessa Marguet, France Bleu Toulouse vendredi 21 avril 2017 à 15:48

Certaines parcelles sont touchées à 90%
Certaines parcelles sont touchées à 90% © Radio France - Bénédicte Dupont

Le coup de froid de ces derniers jours a été dévastateur pour le vignoble du Frontonnais ! Certaines parcelles sont touchées à 90%, notamment à l'est de Fronton et la récolte 2017 s'annonce mauvaise en volume. C'est un coup du pour les viticulteurs.

Le thermomètre est descendu sous la barre du 0 degré cette semaine en Haute-Garonne. Il a gelé et les dégâts sont conséquents dans les vignes du Frontonnais, notamment à l'est de Fronton et dans la zone de Villaudric et de Nohic. Les viticulteurs du secteur n'avaient pas vécu un tel épisode depuis 1991, qui avait été une année noire.

Gros dégâts

Les dégâts ne sont pas aussi énormes qu'il y a 26 ans, mais ils sont tout de même très importants. Magda Müller, qui est la technicienne vignes de la cave de Fronton, la coopérative qui regroupe 80 professionnels, a fait le tour des vignes ces derniers jours et estime que "certaines parcelles sont touchées à 90%".

Magda Müller : "on sait qu'on fera une mauvaise récolte en quantité".

Elle explique que ce froid glacial a "complètement grillé les premières sorties vertes de la vigne", ces bourgeons qui sont à l'origine de la formation des petites grappes. D'autres bourgeons secondaires vont prendre le relais maintenant, mais ceux-ci ne sont pas fructifères. La récolte s'annonce donc très compliquée pour les parcelles touchées, même dramatique pour certains viticulteurs.

Des cuvées entières perdues

Par exemple, dans son exploitation de Vacquiers, Marc Penavayre, le propriétaire du Château Plaisance qui possède 30 hectares de vignes pense avoir perdu presque la moitié de sa récolte.

"Sur les 30 hectares, j'en ai huit détruits à presque 100% et quatre qui le sont au moins à 50%" - Marc Penavayre, vigneron à Vacquiers

Il a entièrement perdu une cuvée de vin blanc sec à base de cépage chenin, une cuvée de vin blanc moelleux et la moitié de sa cuvée haut-de-gamme à base de négrette pure. Il raconte que c'est un coup dur, même si c'est " les risques du métier". Il y aura forcément des répercussions économiques sur son exploitation.

Marc Penavayre : "Ca fait partie de notre métier, vous pouvez tout perdre en 2 minutes de grêle ou en 4 heures de gelées"

Marc Penavayre essaie malgré tout de rester philosophe et appelle les consommateurs à ne pas laisser tomber les viticulteurs du Frontonnais. Il rappelle que, si la récolte est maigre en 2017, les vins ne seront pas moins bons.