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Agriculture - Pêche

Le village de Grosmagny se mobilise pour interdire les pesticides

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Une trentaine d'habitants se mobilisent à Grosmagny dans le Territoire de Belfort chaque premier vendredi du mois. Ils souhaitent faire interdire tous les pesticides de synthèse, et encouragent leur maire à prendre un arrêté anti-pesticides. L'élu refuse et leur suggère de planter des tomates.

Les manifestants ont accroché des banderoles à plusieurs endroits de la commune de Grosmagny
Les manifestants ont accroché des banderoles à plusieurs endroits de la commune de Grosmagny © Radio France - Wassilla Guittoune

Grosmagny, France

Ils étaient seulement deux manifestants au début de la mobilisation. Deux personnes devant la mairie de Grosmagny, dans le Territoire de Belfort, pour réclamer l'interdiction des pesticides de synthèse dans l'agriculture française. C'était en novembre 2018. Depuis, chaque premier vendredi du mois, une trentaine d'habitants du village se retrouvent devant l'hôtel de ville avec l'espoir de faire changer les mentalités et la réglementation. Ils ont accroché aux poteaux de la communes, dans plusieurs rues, des banderoles sur du tissu blanc, et ont écrit avec de la peinture noire "Nous voulons des coquelicots".

Un village d'irréductibles manifestants

"Il ne suffit plus de dire ah bah tiens je ne vois plus de chardonnerets, ah bah mince alors ! Je n'ai plus de papillons. Ca ne suffit plus, c'est très important de montrer qu'il y a des gens qui contestent cette consommation de pesticides" explique Monique Poirier, l'une des manifestantes. Et même de Grosmagny, village de 500 habitants, on peut changer le monde explique t'elle : "le mouvement a été lancé pour tout le monde devant chaque mairie, de chaque village, même le plus petit village". Son mari, Francis, également mobilisé espère que petit à petit, cela provoquera "un mouvement d'adhésion. On envisage aussi de se déplacer dans d'autres villages, pour rencontrer, discuter, convaincre".

Les maires appelés à se mobiliser

Le mouvement appelle également les mairies à prendre position. "L'association essaie d'encourager les conseils municipaux à signer la pétition. 800 000 personnes ont signé en France. On a pu voir dans la presse des maires qui prennent des arrêtés anti-pesticides autour des maisons comme à Audincourt et Mandeure. Ce serait une avancée" souligne Francis Poirier, manifestant. Or le maire de Grosmagny refuse net. Il encourage plutôt les habitants à "cultiver eux-même des tomates".

Le maire de Grosmagny refuse de prendre un arrêté anti-pesticides ...

"Chaque maire peut réagir en fonction de ses convictions personnelles. Je ne prendrai aucun arrêté qui puisse nuire au travail de l'agriculteur et qui le pénalise dans son travail. Jeter l'anathème sur cette profession c'est non. Au contraire, je ferai tout ce qu'il faut pour les aider. On leur demande du jour au lendemain d'arrêter ces produits-là, c'est sûr qu'il faudrait les arrêter, mais qu'on leur laisse le temps de le faire" réagit Maurice Leguillon, maire de Grosmagny.

... Et suggère aux habitants de cultiver leurs tomates

L'élu reconnaît que les pesticides sont dangereux pour la santé, mais pense qu'il "serait plus intelligent d'inciter les gens qui habitent des villages comme les nôtres à faire leur petit coin jardin. C'est pas difficile de planter trois quatre pieds de tomates et tous les jours aller récolter des tomates. C'est faisable. (...) Ce serait beaucoup plus intelligent que d’embêter les agriculteurs à changer leurs pratiques. C'est aussi au consommateur de changer leurs pratiques".

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