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Les agriculteurs isérois attendent les pluies après plus de quarante jours au régime sec

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Les précipitations annoncées les jours prochains sont attendues avec impatience, surtout par les éleveurs et les producteurs de maïs.

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illustration © Radio France - Xexili Foix

À Villette-d'Anthon, en Nord-Isère, Didier Crost n'a pu irriguer qu'une partie des céréales qu'il a plantées à l'automne - les parcelles qui ne sont pas raccordées à un réseau. Il s'attend déjà à des rendements en baisse au moment de la récolte. Pareil pour l'herbe : "on a une soixantaine de génisses en pâture et au lieu d'en mettre trois ou quatre à l'hectare en prairie, on en a mis deux pour l'instant. Si ça continue comme ça au 15 juin, il va peut-être falloir leur donner du foin ou les rentrer..." 

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Or les réserves de foin sont déjà maigres en raison d'une faible production déjà l'année dernière. Dans son GAEC, Didier Crost et ses associés produisent également du maïs qu'ils viennent de planter. Là aussi, on compte beaucoup sur les précipitations annoncées dans les jours qui viennent - orages ce week-end, puis des averses en début de semaine. "Et de la vraie pluie ! prévient Didier Crost. Il nous faut 35 ou 40 millimètres dès la semaine prochaine (...). La consommation du blé est de 3 millimètres d'eau par jour. C'est-à-dire que quand on amène 30 mm d'irrigation le blé tient 10 jours." 

Champ de blé - illustration © Radio France - Clément Soubigou

"On espère que la météo ne reste pas trop confinée!" 

Jean-Claude Darlet, le président de la Chambre d'agriculture de l'Isère, se dit "vigilant" en cette période de sécheresse et souligne que l'Isère est moins touchée que d'autres départements comme l'Ardèche, le Puy-de-Dôme ou l'Allier. Et puis le niveau des nappes phréatiques est correct selon lui, notamment celui de la grande nappe de la Bièvre. De ce point-de-vue là, la situation est plus favorable que l'année dernière à la même époque. Mais la pluie reste indispensable pour limiter les dégâts."On espère que la météo ne reste pas trop confinée, dit-il, et qu'elle nous libère un peu d'eau !" Didier Crost, lui, avoue consulter les sites météo "4 ou 5 fois par jour"

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