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Agriculture – Pêche

Les agriculteurs berrichons divisés sur l'utilisation du glyphosate

mardi 31 octobre 2017 à 4:42 Par Adèle Bossard, France Bleu Berry

Alors que l'Europe doit se prononcer le 9 novembre sur une prolongation de l'autorisation du glyphosate, herbicide classé "cancérogène probable" par l'Organisation mondiale de la santé, son utilisation fait débat entre 2 agriculteurs berrichons : indispensable pour l'un, néfaste pour l'autre.

Traitement au glyphosate - Illustration
Traitement au glyphosate - Illustration © Maxppp - Christian Watier

Indre, France

Il est un herbicide nécessaire pour certains, un produit néfaste à bannir pour d'autres. Le glyphosate, herbicide surtout commercialisé sous la marque "Round up" de Monsanto, divise le monde agricole berrichon. L'Union européenne doit se prononcer sur le renouvellement de son autorisation dans les 28 pays membres : il devrait être de nouveau autorisé pour une durée de 5 ans, contre 10 avancés initialement.

Ce n'est pas une solution unique mais il est dommage de s'en priver totalement" - Claude Malou, céréalier à Segry

Claude Malou est céréalier à Segry, près d'Issoudun. Sur son exploitation de 120 hectares, il cultive du blé tendre, du blé dur, de l'orge de brasserie, du tournesol, de la luzerne, des pois... 10% environ de ses parcelles sont traités au glyphosate, notamment pour lutter contre l'ambroisie, une plante envahissante et allergisante. Il essaie d'utiliser le moins possible de glyphosate mais estime que ça reste "un outil efficace et économiquement viable" :

ECOUTEZ Claude Malou, céréalier à Segry (Indre) - "Il y a peu d'autres solutions qui soient efficaces et économiquement viables"

Sur une exploitation de 290 hectares, on arrive à se passer facilement du glyphosate et à avoir des rendements corrects" - Julien Jansen, céréalier bio à Civray (Cher)

Ce n'est pas l'avis de Julien Jansen. Lui est céréalier bio à Civray dans le Cher, sur une exploitation de 290 hectares, de céréales et de légumes de plein champ. Et en respect des critères de l'agriculture biologique, il n'utilise aucun pesticide, et donc pas de glyphosate. Il lutte contre les mauvaises herbes autrement, avec la rotation des cultures ou les faux-semis :

ECOUTEZ - "On arrive à faire sans. Ça implique des pratiques agronomiques différentes : de l'anticipation plus qu'un traitement curatif" - Julien Jansen, céréalier bio à Civray (Cher).

Huit Français sur 10 favorables à une interdiction du glyphosate

Selon un sondage Odoxa publié le jeudi 26 octobre, la très grande majorité des Français est favorable à une interdiction de l'herbicide. 81% des sondés estiment qu'il faut interdire le glyphosate, "parce qu'il est potentiellement dangereux pour la santé". En Berry aussi, la très grande majorité des consommateurs interrogés se disent en faveur de son interdiction :

ECOUTEZ - Les Castelroussins favorables à une interdiction du glyphosate.