Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Semences paysannes : les agriculteurs bio l'emportent sur les gros semenciers

vendredi 11 mai 2018 à 6:02 Par Dominique Manent, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Les agriculteurs bio, qui dénoncent depuis des années le monopole des semenciers, viennent de remporter une victoire. L'Union Européenne les autorise à vendre leurs propres semences.

Champ de céréales couchées à Ennezat
Champ de céréales couchées à Ennezat © Radio France - Emmanuel Moreau

Gerzat, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, France

C'est une sorte de révolution. En 2021, les agriculteurs bio pourront commercialiser les "semences paysannes" qui ne figurent pas dans le catalogue officiel imposé par les grands groupes tels que Monsanto ou le semencier auvergnat Limagrain. A Gerzat, dans le Puy-de-Dôme, les Gascuel exploitent 80 hectares, essentiellement des céréales. Ils sont aussi membres du Réseau Semences Paysannes, une association qui défend la biodiversité cultivée.

Une semence paysanne, qu'est-ce que c'est ?

"C'est une semence que le paysan a sélectionnée pour qu'elle soit vraiment adaptée à sa terre, à sa ferme, à ses conditions de production et aussi à ses conditions d'utilisation, que ce soit pour l'alimentation animale ou pour l'alimentation humaine" explique Jean-Sébastien. 

Les semenciers sur la sellette

La décision des eurodéputés devrait mettre fin au monopole des semenciers et à leur catalogue qui répertorie des semences standardisées. Entre 1930 à 1965, on est passé de 400 variétés de blés à 65. 75 %."Une même semence peut être utilisée et proposée à la vente, ici, sur la Limagne, mais aussi en Poitou-Charentes, mais aussi en Allemagne, mais aussi en Italie ou encore aux Etats Unis" souligne notre agriculteur militant.  "La sélection n'est pas du tout faite pour la terre cultivée mais pour un objectif commercial et une rentabilité".

Plus de goûts dans nos assiettes

La diversité retrouvée des semences profitera aux consommateurs. "Avec _des goûts et des typicités très différentes_. Par exemple pour le pain, ou pour des recettes qui auront des saveurs locales parce que les semences seront très locales".