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Agriculture – Pêche

Les agriculteurs de Côte-d'Or manquent d'eau

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Par , France Bleu Bourgogne

Le printemps sec a privé les agriculteurs d'une coupe de foin. L'orge a parfois grillé sur pied. Certains éleveurs déplacent déjà leurs bêtes et redoutent de voir les sources se tarir en Côte-d'Or. En Saône-et-Loire il est déjà interdit de prélever de l'eau dans le bassin de la Bourbince.

La sécheresse menace les cultures d'orge et les prairies de Côte-d'Or
La sécheresse menace les cultures d'orge et les prairies de Côte-d'Or © Radio France - Philippe Paupert

Côte-d'Or, France

Pas encore d'interdiction de prélèvement d'eau pour les agriculteurs de Cote6d'Or mais la sécheresse les inquiète.  Même s'il a plu il y a quelques jours, c'est trop tard, le département a manqué d'eau au printemps. Le dernier bulletin hydrologique de Bourgogne confirme que "les nappes phréatiques restent en déficit global". Les spécialistes du évoquent aussi "un déficit généralisé et des évaporations fortes surtout en fin de mois. Le secteur le plus atteint est la plaine de la Saône et le Dijonnais."

En Saône et Loire, il est déjà interdit de prélever de l'eau dans le bassin de Bourbince. En Côte-d'Or, des arrêtés avaient été pris l'an passé pour préserver les ressources en eau.

Une coupe de foin en moins à cause du printemps sec en Pays chatillonnais

Les pluies et les orages de ces derniers jours ne rassurent pas les agriculteurs. En pleine période des foins, Jean Bertrand estime qu'il a déjà perdu prés d'un tiers du fourrage de ses bovins de race brune à Poiseul la Ville en Pays chatillonnais : "on va perdre une coupe de foin. C'est un tiers du fourrage de l'année. Ce qu'on n'aura pas récolté, il faudra l'acheter. On ne peut pas prélever d'eau sur le plateau car on a pas de nappes. S'il ne pleut pas, ce sera une catastrophe car je ne pense pas que les exploitations puisent supporter plusieurs années de sécheresse."

Sources bientôt taries et orges échaudés

A Pralon, prés de Sombernon, Samuel Brulot redoute la sécheresse pour ses 70 vaches laitières. Il constate que les céréales ont souffert de la chaleur et du vent sec: "beaucoup d'orge ont échaudés. Ils grillent au moment où ils ont besoin d'eau pour remplir leurs graines. Sur certaines parcelles on a perdu 30%".  Dans les champs, cet agriculteur surveillent aussi les sources qui menacent de se tarir : "ça fait un mois qu'on doit apporter de l'eau ou bien qu'on a déplacé les vaches des prairies alimentées par des sources. On ne peut compenser l'eau qui vient du ciel".

Stocker de l'eau pour éviter les interdictions

A Gevrey-Chambertin, Damien Baumont produit blé, orge, moutarde sur 400 hectares et il souhaite pouvoir stocker de l'eau. il regarde régulièrement son pluviomètre et "manque cruellement d'eau : au moins 200 mm de pluie en moins depuis janvier. Malgré ce qui était en stock dans les bassins, on va arriver vers des interdictions. C'est pour ça qu'il nous faut une vraie politique de stockage de l'eau."