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Les agriculteurs de l'Indre s'inquiètent de la baisse des aides financières de la PAC 2023

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Par , France Bleu Berry

La nouvelle mouture de la PAC doit voir le jour en 2023. Les agriculteurs de l'Indre entrevoient déjà une baisse des aides accordées par l'Union européenne. Le préfet de l'Indre recevait ce mardi une délégation de la FDSEA de l'Indre

Une quinzaine d'agriculteurs étaient réunis devant les grilles de la préfecture de l'Indre ce mardi matin.
Une quinzaine d'agriculteurs étaient réunis devant les grilles de la préfecture de l'Indre ce mardi matin. © Radio France - François Chagnaud

La FDSEA de l'Indre est allée porter ses inquiétudes auprès du préfet de l'Indre Stéphane Bredin tôt ce mardi matin, pour un "wake-up préfectoral" (sic). Les agriculteurs de l'Indre appréhendent les nouveaux mécanismes de la PAC 2023 et leurs conséquences sur le niveau d'aide financières accordées par l'UE à leurs exploitations

Les nouvelles règles de la PAC ne sont pas encore définies, les Etats-membres doivent présenter leurs Plans stratégiques nationaux à la Commission européenne au printemps. Mais les premières recommandations de l'Union européenne émises en janvier ne sont pas de bon augure pour Jérôme Tellier, président de la FDSEA dans l'Indre. "Les normes nitrates vont être renforcées. Et là, c'est une concurrence carrément déloyale par rapport aux autres pays et notamment aux autres pays européens", détaille-t-il. "La France ne répond pas aux exigences bonne qualité des plans d'eau de la directive-cadre sur l'eau (DCE). Le pays doit envisager davantage de mesures pour promouvoir les pratiques agricoles réduisant la pollution aux nutriments et aux pesticides de manière significative, en accord avec les objectifs du Green Deal de l'UE", évoque en effet la Commission dans un rapport publié au mois de janvier. 

Un risque de pénaliser les producteurs 

L'inquiétude des agriculteurs porte également sur les secteurs agricoles que les aides européennes viendraient favoriser, au détriment d'autres. "On nous annonce, au niveau national, 140 millions d'euros d'aides qui vont être ponctionnés sur la vache allaitante pour les redistribuer vers l'aide "protéines". C'est une bonne chose de mettre l'accent sur les protéines, le problème n'est pas là. Mais en fin de compte, on appauvrit le territoire de l'Indre pour le répartir sur l'ensemble d'autres régions. Dans le département, nous avons déjà les revenus les plus faibles au niveau de ces productions-là. Cela risque de pénaliser encore davantage nos producteurs", déplore Jérôme Tellier. 

Le préfet à l'écoute 

Les conditions d'attribution des aides de la PAC vont être redéfinies, en accord avec les objectifs écologiques et d'autonomie alimentaire de l'UE. Pour suivre la marche, les agriculteurs vont devoir s'adapter. Un très grande majorité des exploitations de l'Indre produisent du blé, de l'orge, du colza, du tournesol et du maïs. "On a des sols avec de très faibles potentiels", confirme Jérôme Tellier. "Il va falloir développer de nouvelles filières. Notamment grâce au volet du plan de relance qui concerne la filière protéines légumineuses. Comment peut-on la construire et la développer dans le département de l'Indre ?"

La délégation de la FDSEA a abordé ces questions avec le préfet de l'Indre au court d'un entretien d'environ une heure et demie. Stéphane Bredin, plus versé dans les questions de sécurité, carcérales et de logement, a pris ses fonctions le 8 mars 2021. La FDSEA salue un interlocuteur attentif "on a en face de nous un préfet qui veut, qui est déjà à l'écoute, qui nous reçoit, qui a compris les problématiques du département. Il est prêt à nous écouter, remonter nos revendications", se félicite Jérôme Tellier. 

Ce débat sur la réforme de la Politique agricole commune a été abordé ce mardi à l'Assemblée Nationale, avec une question du député de l'Indre (LREM) François Jolivet adréssée au ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie.

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