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Agriculture – Pêche

Les agriculteurs de la FNSEA se mobilisent contre la limitation des pesticides et "l'agri-bashing"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les agriculteurs de la FNSEA organisent, à compter de ce lundi, des "feux de la colère" pour protester contre la mise en place de zones de non-traitement et d'arrêtés anti-pesticides. Ces feux de palettes, dans plusieurs régions, visent aussi à protester contre "l'agri-bashing".

Les agriculteurs de la FNSEA veulent continuer à épandre des pesticides là où ils le jugent nécessaire.
Les agriculteurs de la FNSEA veulent continuer à épandre des pesticides là où ils le jugent nécessaire. © AFP - REMY GABALDA

Ils se battent pour continuer à utiliser les pesticides là où ils le souhaitent. Les agriculteurs adhérents au syndicat FNSEA et aux Jeunes agriculteurs, qui en dépend, se mobilisent dans plusieurs régions du pays depuis lundi, avec des "feux de la colère". Ils protestent en premier lieu contre les arrêtés anti-pesticides et les zones de non-traitement mis en place dans plusieurs villes et régions ces derniers mois. Ils veulent aussi exprimer leur ras-le-bol de "l'agri-bashing" et le mépris des pouvoirs publics dont ils s'estiment victimes. Ils rappellent également leur opposition au Ceta, le traité commercial entre le Canada et les États-Unis, et à l'accord UE-Mercosur, dont la signature de la France est suspendue. La FNSEA a aussi annoncé une mobilisation nationale, le 22 octobre prochain, contre la "déconsidération" du monde paysan.

Des "feux de la colère" pour les pesticides 

Dans une vingtaine de départements, les FDSEA ont organisé ou vont organiser des feux de palettes ces jours-ci, pour protester contre les arrêtés anti-pesticides pris par plusieurs villes, département et régions. Les Hauts-de-France ont lancé ces "feux de la colère" la semaine dernière. "La goutte d'eau qui fait déborder le vase, c'est les zones de non traitements, les ZNT que certains maires veulent imposer, et la déclaration d'Emmanuel Macron, disant 'je comprends les maires qui veulent faire ça'", a déclaré à l'AFP Laurent Degenne, le président de la FRSEA Hauts-de-France.

Il y a une incompréhension qui s'est installée aujourd'hui entre l'agriculture, les agriculteurs et la population - Damien Greffin, le président de la FDSEA d’Ile-de-France 

Damien Greffin, le président de la FDSEA d’Ile-de-France, a expliqué sur franceinfo ce lundi qu'"il y a une incompréhension qui s'est installée aujourd'hui entre l'agriculture, les agriculteurs et la population. On a un certain nombre de maires qui prennent des arrêtés en toute illégalité à l'image du maire de Langouët qui a été suivi en région Ile-de-France et dans d'autres départements. Ces maires sont irresponsables. On met de l'huile sur le feu et on pointe une population."

Arnaud Gaillot, le secrétaire général des Jeunes agriculteurs, a également évoqué le lancement dès mercredi et durant tout l'automne d'actions "à la rencontre du consommateur, que ça soit dans les GMS (grandes et moyennes surfaces), sur les marchés ou d'autres endroits", pour les sensibiliser sur l'origine des produits qu'ils achètent.

Le ras-le-bol de "l'agri-bashing"  

"Il y a un sentiment de déconsidération qui est spectaculaire", avait déclaré mercredi à l'AFP Jérôme Despey, le secrétaire général de la FNSEA, évoquant le "mal-être" général des agriculteurs. Il a notamment cité l'incendie qui a touché une exploitation dans l'Orne mardi dernier. Arnaud Gaillot, des Jeunes agriculteurs, a également exprimé le souhait de "porter un coup d'arrêt" aux intrusions dans les fermes d'élevage, principalement par des militants antispécistes, qu'il qualifie d'"agissements terroristes". "On va vraiment sensibiliser les concitoyens, les médias, les services d'ordre, la justice", a-t-il indiqué.

"Oui c'est vrai, le réseau des agriculteurs est aujourd'hui très remonté et ils ont envie de l'exprimer", a indiqué la présidente de la FNSEA Christiane Lambert mercredi sur RTL. Elle a évoqué "la montée en puissance d'un certain nombre d'actes d'incivilités", citant également l'incendie de l'élevage dans l'Orne, qu'elle a qualifié de "terroriste", ou encore les agriculteurs "qui se font taper dessus quand ils travaillent avec leur moissonneuse batteuse le soir, parce que ça fait de la poussière".

On s'arrête pour vous prendre en photo, on vous montre du doigt, on vous insulte et on vous agresse - Damien Greffin, président de la FDSEA d’Ile-de-France

"On a des agriculteurs qui se font agresser physiquement par un voisin qui monte avec un fusil sur un tracteur", a affirmé sur franceinfo ce lundi Damien Greffin, président de la FDSEA d’Ile-de-France. "On s'arrête pour vous prendre en photo, on vous montre du doigt, on vous insulte et on vous agresse. Pour lui, "c'est quelque chose de nouveau depuis quelques mois. Le débat sur le phytosanitaires exacerbe les choses."

Les accords commerciaux suscitent toujours la colère 

Parmi les sujets de mécontentement, le Ceta, l'accord commercial UE-Canada _"et indirectement l'accord UE-Mercosur (_auquel Emmanuel Macron s'est opposé, ndlr), avec une mobilisation s'adressant à nos parlementaires et nos sénateurs, pour leur expliquer nos revendications par rapport au Ceta et aux incohérences des produits importés par rapport aux standards français", a indiqué Arnaud Gaillot, des Jeunes agriculteurs.

Une action nationale le 22 octobre, européenne le 15 novembre 

Jérôme Despey, de la FNSEA, a exprimé le souhait d'"arriver à une forme de convergence de toute cette colère" par des rassemblements "dans tous nos départements le 22 octobre". Il a également évoqué une action au niveau européen le 15 novembre.

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