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Les agriculteurs de la Manche se protègent contre le gros gibier

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Par , France Bleu Cotentin
Gonneville-Le Theil

Le nombre de sangliers augmente dans la Manche, au vu des chiffres de la dernière campagne de chasse. Pour éviter les dégâts sur les cultures et la hausse des indemnisations, la Fédération des chasseurs propose des barrières électriques et des répulsifs aux agriculteurs.

La prairie de pâturage d'Emmanuel Grossin a des sangliers comme visiteurs la nuit.
La prairie de pâturage d'Emmanuel Grossin a des sangliers comme visiteurs la nuit. © Radio France - Raphaël Aubry

Sur la prairie de cette exploitation de Gonneville-Le-Theil, près de Cherbourg, la terre est retournée à plusieurs endroits. "Ce n'est pas à cause du passage d'une machine", s'exclame Emmanuel Grossin, agriculteur. La parcelle se trouve entre deux bois. Elle est très souvent visitée par des sangliers, qui en font leur terrain de jeux depuis l'an dernier. Le manchois y découvre des troues quasiment tous les jours. "La nuit ils sortent chercher de la nourriture, des verres de terres, des escargots... Surtout que l'on est en fin d'hiver. Il n'y a plus trop de fruits." _Les sangliers sont en effet de plus en plus nombreux dans la Manche. Lors de la dernier saison_, les chasseurs ont prélevé plus de 2 000 animaux, pour réguler l'espèce. C'est la première fois que ce chiffre est dépassé, en quelques années. 

De nouvelles clôtures électriques et du répulsif

Une visite du gros gibier qui a des conséquences pour l'exploitant. Il est obligé de replanter de l'herbe sur ce champ de pâturage, réservé au bovins. Le plus gênant c'est surtout pour ses parcelles de culture, comme celles de maïs. Emmanuel Grossin perd du temps et de l'argent. "Quand on rate une période de semis, c'est un mois de perdu et un mois ça compromet complétement la culture et notamment quand elle est destinée aux animaux", continue Emmanuel Grossin. 

Les sangliers retournent la terre pour chercher à manger, ce qui embête l'agricuteur.
Les sangliers retournent la terre pour chercher à manger, ce qui embête l'agricuteur. © Radio France - Raphaël Aubry

Alors l'agriculteur a décidé de se protéger. Il va bientôt installer sur sa prairie de nouvelles clôtures électriques, en plus de celles déjà existantes. Au lieu d'un seul fil, il y en aura trois entre les poteaux. "Un fil à 20 centimètres du sol et un fil à quarante." L'idée, c'est aussi d'utiliser un répulsif dans ses prochaines semis. Un répulsif à base de piment, sans danger pour les cultures, selon l'exploitant qui en a été satisfait l'an dernier. Ce dispositif est conseillé par la Fédération des chasseurs de la Manche. La structure prête gratuitement fils, barrières et moteurs électrique aux agriculteurs. Le produit leur est également vendu à un prix 50% inférieur à celui du marché. 

200 000 euros d'indemnités en 2020

"Depuis deux ou trois ans, la facture des indemnisations versées aux exploitants augmente [200 000 euros en 2020 ndlr.]. On met donc tout en œuvre pour la baisser, en proposant des mesures de protection abordables, dans le but de réduire les dégâts, étant donné que c'est la fédération qui indemnise les agriculteurs, explique Christophe Gouache, technicien en chargé du grand gibier. Il nous a semblé plus pertinent d'investir dans du matériel plutôt que de payer les indemnités."

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