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Les agriculteurs de Loire-Atlantique devant le magasin Leclerc d'Atlantis pour réclamer des prix rémunérateurs

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Par , France Bleu Loire Océan

Les agriculteurs de Loire-Atlantique ont mené une action devant le E.Leclerc du centre commercial d'Atlantis à Saint-Herblain, ce vendredi 26 mars. Ils ont vendu lait, œufs ou encore du steak à prix rémunérateurs pour dénoncer les pratiques des grandes surfaces dans la construction des prix.

Les agriculteurs ont effectué leur action devant le Leclerc d’Atlantis à Saint-Herblain
Les agriculteurs ont effectué leur action devant le Leclerc d’Atlantis à Saint-Herblain © Radio France - François Ventéjou

Les agriculteurs veulent être payés sur la base de leur coût de production. C'est le message que la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs de Loire-Atlantique sont venus passer auprès des consommateurs ce vendredi 26 mars. Ils ont vendu différents produits comme des œufs, du lait ou encore de la viande, devant le E.Leclerc du centre commercial d'Altantis à Saint-Herblain.

Ils veulent une meilleure application de la loi EGAlim et que le prix des produits soit construit "en marche avant", c'est-à-dire partir du coût de production. "Le producteur doit être rémunéré selon les coûts de production, estime Mickaël Trichet, président de la FNSEA 44. "On est venus démontrer que c'est possible, sans augmenter les prix."

"Nous sommes la variable d'ajustement, c'est inacceptable"

Jérémy Maillard est un jeune agriculteur basé à Pornic. Il en veut aux grandes surfaces comme Leclerc, absent d'une réunion régionale abordant la loi EGAlim. "Ils ont une politique très dure sur les transformateurs qui alimentent les rayons, les transformateurs, eux, gardent la même marge mais la répercutent sur les producteurs et nous sommes la variable d'ajustement, c'est inacceptable." De leur côté, les agriculteurs voient les charges augmenter et donc la politique des grandes surfaces les empêche d'être rémunérés justement. "L'hérésie c'est qu'on parle de quelques centimes au litre pour que tout le monde vive décemment", poursuit Jérémy Maillard. Lui craint pour l'avenir de la profession, il a peur que les jeunes n'aient pas envie de s'installer.

Les agriculteurs ont vendu leur bouteille de lait 90 centimes en démontrant qu'ils peuvent être rémunérés justement.
Les agriculteurs ont vendu leur bouteille de lait 90 centimes en démontrant qu'ils peuvent être rémunérés justement. © Radio France - François Ventéjou

Ce jeudi 25 mars, Serge Papin, ancien PDG de Système U, a rendu un rapport au gouvernement sur la loi EGAlim pour aider à mieux répartir les gains entre distributeurs, producteurs agricoles et industriels. D'après lui, il faut un prix-référence "non-négociable avec le distributeur", lors de "la négociation entre ce transformateur et le distributeur. Ça veut dire que pour la part agricole dans le produit, il y aura une non-négociabilité, une parfaite transparence pour que cette matière première agricole, son prix aille bien dans la cour de ferme", a précisé Serge Papin.

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