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Agriculture – Pêche

Les éleveurs du Calvados prêts à "ouvrir les portes" de leurs fermes pour mettre fin à l'agribashing

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Une action symbolique pour dénoncer le malaise de toute une profession. Environ 300 agriculteurs et environ 80 tracteurs se sont réunis, mardi, dans le centre-ville de Caen, après une opération escargot sur le périphérique dans la matinée pour dénoncer l'agribashing.

Les agriculteurs se sont rassemblées place Foch à Caen, pour un pique-nique.
Les agriculteurs se sont rassemblées place Foch à Caen, pour un pique-nique. © Radio France - Adrien Bossard

Caen, France

Pas ou peu de slogans, ni même de colère dans les propos des éleveurs, réunis tout autour de la place Foch, à Caen, après avoir défilé sur le périphérique parisien. Il y a comme une sorte de désolation, un peu fataliste, d'entendre ça et là "qu'on est tous des pollueurs ou des empoisonneurs", explique un éleveur. C'est ce que l'on appelle l'agribashing. Le fait d'insulter, de dénigrer une profession voire de détruire l'outil de travail. 

"Moi, c'est juste que je ne comprend pas ce que l'on nous reproche, avoue Daniel, agriculteur dans le Bessin. Lorsque j'ai commencé, dans les années 70, on nous demandait de produire, produire et produire encore plus pour nourrir la population. Et maintenant, il y a un rétropédalage en règle, c'est hallucinant. Oui, on a peut-être été un peu trop loin mais si les gens s'attendent à ce que l'on revienne 50 ans en arrière, ils ont tout faux. Surtout dans un monde globalisé comme le nôtre. On ne serait pas compétitif." 

"Il faut que l'on fasse venir les gens chez nous, les citoyens, les élus", Antoine Bossuyt, secrétaire général des JA du Calvados

L'agriculteur dit en plus avoir évolué, en même temps que les normes environnementales et commerciales. "On ne fait pas n'importe quoi !" martèle Patrick, éleveur dans le Pays d'Auge. "Alors, ça fait mal d'entendre les insultes et d'être raillé et pointé du doigt systématiquement."

L'opération escargot sur le périphérique de Caen a duré deux heures. - Radio France
L'opération escargot sur le périphérique de Caen a duré deux heures. © Radio France - Adrien Bossard

Comme Patrick et Daniel, les agriculteurs se disent victimes d'une société qui les juge responsables de tous les maux : malbouffe, maltraitance animale ou encore pollution de l'air. Des accusations qui pullulent "sur les réseaux sociaux et dans les médias" de la part de gens "qui n'y connaissent rien", s'emporte Antoine Bossuyt, secrétaire général des JA dans le Calvados. Pour lui, la seule façon de redorer le blason de toute une profession, c'est "d'ouvrir les portes des fermes" aux habitants. 

"Il faut que l'on fasse venir les gens chez nous, les citoyens, les élus. Qu'on aille voir le voisin et lui expliquer pourquoi on traite la nuit et tôt le matin, dit-il. C'est un travail long mais nécessaire. Il n'y a que comme ça que l'on y arrivera."

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