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Les agriculteurs du Nord manifestent contre les zones de non traitement

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Par , France Bleu Nord

Les agriculteurs du Nord sont appelés à manifester, ce mercredi matin. Ils ont rendez-vous à 11h devant la préfecture, à Lille. Ils contestent la mise en place récente des zones de non traitement, des parcelles proches des habitations sur lesquelles ils n'ont pas le droit d'épandre des pesticides.

Stéphane Bleuzé est agriculteur à Houplin-Ancoisne, au sud de Lille. La mise en place des ZNT va lui couter 15 à 20% de son chiffre d'affaire.
Stéphane Bleuzé est agriculteur à Houplin-Ancoisne, au sud de Lille. La mise en place des ZNT va lui couter 15 à 20% de son chiffre d'affaire. © Radio France - Cédric Lang-Roth

Des tracteurs aux abords de la métropole lilloise. Ce mercredi, les agriculteurs sont appelés à manifester, à l'initiative de la FDSEA et de la Coordination rurale du Nord. Ils vont rallier la préfecture à 11h, en provenance de plusieurs endroits du département. Dans leur viseur, la mise en place le 1er janvier des ZNT, les zones de non traitement.

Ce sont des zones, à proximité des habitations, d'une taille variant de 5 à 20 mètres, en fonction des cultures et des produits. Le gouvernement a décrété leur application en fin d'année passée, au grand dam des agriculteurs, qui y voient une perte de rendement et, donc, de revenus.

Un "manque à gagner énorme"

Stéphane Bleuzé, par exemple, est agriculteur à Houplin-Ancoisne, au sud de Lille. Dans ce village de la périphérie lilloise, les champs et les habitations sont enchevêtrés. Selon ses comptes, la mise en place des ZNT va lui coûter 15 à 20% de son chiffre d'affaire. L'homme cultive du blé, du maïs, des pommes de terre et des betteraves, et certaines de ses parcelles sont littéralement encadrées par les maisons. "Il va y avoir un manque à gagner énorme. Comment on va faire ? On ne sait pas", se désole-t-il.

Pour l'agriculteur, c'est un faux procès qu'on intente à sa profession. "On a évolué : les générations d'avant ne sont plus les générations de maintenant. Il faut se dire que nos produits phytopharmaceutiques, ce sont des médicaments pour la plante. Ce ne sont pas vraiment des produits chimiques." Il rappelle également qu'il a investi, l'an passé, dans un nouveau pulvérisateur, pour réduire les pertes lors des épandages. Coût total : 100 000 euros.

Stéphane Bleuzé a acheté l'an dernier un tout nouveau pulvérisateur pour un montant de 100 000 euros.
Stéphane Bleuzé a acheté l'an dernier un tout nouveau pulvérisateur pour un montant de 100 000 euros. © Radio France - Cédric Lang-Roth

Un peu plus loin dans le village, Gérard Marouzé non plus n'est pas convaincu par cette mesure. Lui est contre les épandages, responsables selon lui de cancers. Dans son lotissement, il se bat pour faire reconnaître le lien entre pesticides et les pathologique développées par lui et ses voisins. 

"C'est une fuite en avant, explique-t-il. Ou les produits phytosanitaires ne sont pas dangereux, et auquel cas il n'y a pas lieu de polémiquer. Ou ils sont dangereux, et alors il faut appliquer le principe de précaution et les interdire. Et il faut évidemment accompagner les agriculteurs dans cette démarche. Nous avons besoin d'une vraie politique agricole et environnementale."

Les agriculteurs, eux, ne décolèrent pas. Selon un décompte, 6 000 hectares sont devenus ZNT dans le Nord-Pas-de-Calais.

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