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Les agriculteurs du Nord-Pas-de-Calais se mobilisent pour sauver les terres fertiles de la région

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Par , France Bleu Nord

Une quarantaine d'agriculteurs du Nord-Pas-de-Calais ont mené une action coup de poing ce mardi 1er décembre pour dénoncer la bétonisation des terres fertiles. Ils se sont retrouvés à Illies, dans le Nord, pour reconquerir une parcelle à l'abandon dans l'attente d'un projet de construction.

Une vingtaine de tracteurs ont labouré et semé du blé dans une parcelle à Illies (Nord).
Une vingtaine de tracteurs ont labouré et semé du blé dans une parcelle à Illies (Nord). © Radio France - Hélène Fromenty

Ils ne veulent pas d'entrepôts ou d'usines sur les terres fertiles de notre région. Une quarantaine d'agriculteurs du Nord-Pas-de-Calais se sont mobilisés mardi 1er décembre, à Illies, près de La Bassée dans le Nord, pour dénoncer la bétonisation galopante des sols agricoles. Dans la France entière, une surface agricole équivalente à la taille d'un département comme le Nord a été artificialisée en 10 ans.

A l'appel de la FDSEA et des Jeunes agrictulteurs du Nord, ces exploitants se sont donc retrouvés sur des terres anciennement cultivées et désormais à l'abandon dans l'attente de la construction d'une zone industrielle. 

Construire des usines ici, c'est du gâchis !

A bord d'une vingtaine de tracteurs, les agriculteurs ont repris cette friche de 28 hectares : ils ont défriché, labouré et semé du blé sur la parcelle. 

Avec la bétonisation des sols, Marie Masschelin, jeune agricultrice de Marquillies, craint pour l'avenir de la profession.
Avec la bétonisation des sols, Marie Masschelin, jeune agricultrice de Marquillies, craint pour l'avenir de la profession. © Radio France - Hélène Fromenty

"On est dans un terroire où les terres sont de très bonne qualité, ça se voit, on ne peut pas mieux assure Marie Masschelin, depuis la cabine de son tracteur. Mais tous les ans, des hectares disparaissent pour construire des usines. C'est du gâchis !"

700.000 baguettes 

Ces exploitants dénoncent du gaspillage alimentaire car sur cette parcelle, disent-ils, on aurait pu produire des pommes de terres, des endives, ou encore des céréales pour nourir une partie de la métropole lilloise. 

"Sur ces 28 hectares on aurait pu faire suffisamment de blé pour fabriquer 700.000 baguettes de pain, assure Bertrand Coustenoble, exploitant également installé à Marquillies. 

Les exploitants veulent qu'on leur rende leur outil de travail : la terre.
Les exploitants veulent qu'on leur rende leur outil de travail : la terre. © Radio France - Hélène Fromenty

Pour lui, il s'agit donc de défendre l'outil de travail des agriculteurs. "On a déjà eu un ralentissement avec la crise du Covid-19, et là on nous empêche de cultiver des terres qui ne servent à rien d'autre." 

Expansion urbaine 

D'année en année, la ville gagne donc du terrain sur la campagne. Sans s'opposer vindicativement à l'expansion urbaine, les agriculteurs craignent pour l'avenir de notre agriculture et de notre système de production. 

On ne va pas cultiver sur les toits des maisons

"On nous demande de consommer local, mais on ne pourra plus avoir de local à force s'il n'y a plus de terres, estime David Meurillon, président de l'arrondissement de Lille à la FDSEA du Nord. On ne va pas cultiver sur les toits des maisons, ce n'est pas prévu encore."

En attendant, le blé symboliquement semé à Illies sera récolté l'été prochain. Les bénéfices de l'opération seront reversés à des associations caritatives.

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