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Agriculture – Pêche

Les agriculteurs du Ventoux réfléchissent au changement climatique et à l'adaptation de leurs cultures

mercredi 27 mars 2019 à 6:11 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

Irriguer autrement, partager l'eau, changer de mode de culture, réduire l'impact du CO2 de la fermentation des raisins... Les agriculteurs du Ventoux cherchent les solutions au changement climatique.

Les agriculteurs du GDA Ventoux réfléchissent ensemble aux conséquences des changements climatiques
Les agriculteurs du GDA Ventoux réfléchissent ensemble aux conséquences des changements climatiques - Vincent Thomann SMAEMV

Mazan, France

Le groupement de développement agricole du Ventoux rassemblait mardi à Mazan les viticulteurs, arboriculteurs, maraîchers du Ventoux,  techniciens de la Chambre d'agriculture, de l'INRA ou du SAEMV pour réfléchir aux enjeux du changement climatique. Les températures augmentent, les phénomènes climatiques intenses se multiplient, les plantes évoluent. Les agriculteurs veulent adapter leurs façon de cultiver à ces changements.  

Adapter cultures et méthodes pour résister au changement climatique

La président du groupe de développement agricole du Ventoux, Georgia Lambertin, souhaite que les pratiques évoluent dans les cultures. "Nos plantes ne comprennent plus ce qui leur arrivent. Elle commencent à pousser et d'un coup les températures baissent. Il va falloir adapter notre irrigation en fonction des besoins de nos plantes et de nos sols. Il y a des solutions à mettre en place sur l'irrigation, sur les cultures et les modes de conduite à mettre en place pour palier les fractures sur les exploitations. Vous avez six personnes sur votre exploitation et vos vergers mûrissent tous en même temps : il faudrait être 40 le lendemain. Comment s'adapter ? C'est toute une réflexion et une remise en question. Je suis persuadée que l'agriculture est une des solutions pour lutter contre les changements climatiques."

Partager l'eau et stocker le CO2 de la fermentation

La première inquiétude des agriculteurs du Ventoux, c'est la ressource en eau. Au cours du forum professionnel, les discussions étaient techniques entre agriculteurs : "En arrosant en surface, tu fais pousser l'herbe... Les goutte-à-gouttes se bouchent avec le calcaire... Le goutteur enterré, c'est la même technologie..." Les agriculteurs réfléchissaient ensemble à changer de culture.  

Le viticulteur de Mazan Sébastien Vincenti a conscience que "l'eau devra être partagée. L'eau aidera certainement la viticulture, mais ne la sauvera pas. D'autres cultures vont devenir prioritaires pour l’utilisation de l'eau. Les viticulteurs devront éviter de s'en servir". Un autre atelier de réflexion entre viticulteurs a mis en évidence la  "prise de conscience balbutiante mais croissante" selon le viticulteur de Mormoiron Frédéric Chaudière "sur le fait qu'on est producteur de CO2, au moment de la fermentation. Comment capturer, stocker, liquéfier ce CO2 ? On est désarmés"

Pour produire mille hectolitre de vin, les viticulteurs du Ventoux ont calculé qu'ils dégageaient une tonne de CO2 (dioxide de carbone), un gaz à effet de serre.