Agriculture – Pêche

Les agriculteurs et les éleveurs de la Loire sont très inquiets

Par Yves Renaud, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 1 août 2016 à 21:23

ils ont invité le préfet de la Loire hier pour lui expliquer la situation
ils ont invité le préfet de la Loire hier pour lui expliquer la situation © Radio France - yves renaud

Les prix payés à la production de lait et de viande ne se sont toujours pas relevés. En deux ans, à l'échelle du département, les agriculteurs et les éleveurs de la Loire estiment avoir perdu plus de 50 millions d'euros de revenu sur l’ensemble des fermes.

Le prix du litre de lait a perdu de plus de 8 centimes (- 23%) en un an et le prix du kilo de viande bovine a perdu lui plus d'un euro ( -20% ), le tout évidement dans un marché européen et mondial fortement concurrentiel. Les agriculteurs ligériens tirent donc une nouvelle fois le signal d’alarme, c’est en tout cas, ce qu’ils ont dit au préfet de la Loire lundi lors d’une journée d'échange.

Des agriculteurs et éleveurs qui continuent de perdre de l 'argent

Evance Richard le préfet de la loire à bien écouté les agriculteurs  - Radio France
Evance Richard le préfet de la loire à bien écouté les agriculteurs © Radio France - yves renaud

Dans ce contexte particulièrement délicat, le président de la FDSEA avait invité le préfet de la Loire à une visite de terrain chez un éleveur laitier du Forez et dans une exploitation arboricole des coteaux du Jarez. Une double visite qui a permis d’expliquer de visu au représentant de l’État les problèmes rencontrés par les agriculteurs de la Loire au quotidiens à cause de cette conjoncture très défavorable. Gérard Gallot, le président de la FDSEA de la Loire :

Gérard Gallot le président de la FDSEA de la Loire

Gerard Gallot le président de la FDSEA de la loire  - Radio France
Gerard Gallot le président de la FDSEA de la loire © Radio France - yves renaud

Gérard Gallot souhaite que l'État puisse apporter une réponse rapide sur un soutien des cours. Que ce soit sur le lait ou sur la viande bovine, comme cela avait été fait sur la viande porcine l'an dernier. Il préfère cette solution négociée plutôt que le retour des manifestations d’agriculteurs pour obtenir des garanties sur les prix.

Les agriculteurs ont également profité de cette rencontre avec le préfet pour lui soumettre d'autres questions sur la future autoroute A45, les retenues collinaires, le recours à des produits agricoles locaux dans les cantines, les dégâts de gibier ou le retard des versements des primes de calamités agricoles.