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Dans le Calvados, les agriculteurs se dépêchent de moissonner avant le retour de la pluie

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Les moissons ont enfin commencé, avec dix jours de retard. Dans son exploitation à Fierville-Bray (Calvados), au sud-est de Caen, Geoffroy de Lesquen tente de récolter le plus vite possible, avant le retour de la pluie ce week-end.

Dans son exploitation, Geoffroy de Lesquen cultive du blé, du colza, de l'orge et des pois.
Dans son exploitation, Geoffroy de Lesquen cultive du blé, du colza, de l'orge et des pois. © Radio France - Line Chopin

Depuis une semaine, la moissonneuse-batteuse de Geoffroy de Lesquen tourne à plein régime. Son exploitation est installée à Fierville-Bray (Calvados), au sud-est de Caen. Pour lui, la journée commence à 11 heures du matin, le temps que la rosée se soit évaporée, pour s'arrêter entre 22 heures et 2 heures du matin, selon l'humidité. Au volant de son véhicule, il n'a pas moins de 500 hectares à moissonner : du blé, du colza, de l'orge, ou encore des pois. Et cette année, les moissons ont débuté avec dix jours de retard : il fallait attendre que les cultures soient mûres. "Comme il a fait froid à la sortie de l'hiver, les plantes ne se sont pas réveillées comme elles font d'habitude. Elles ont eu du retard, et on retrouve ce retard aujourd'hui", détaille Geoffroy de Lesquen. Tout n'est pas encore arrivé à maturité : pour le blé, il faut encore patienter quelques jours. 

Geoffroy de Lesquen a 500 hectares à moissonner.
Geoffroy de Lesquen a 500 hectares à moissonner. © Radio France - Line Chopin

"Le but : moissonner un maximum de surface avant ce week-end"

Aujourd'hui, l'agriculteur s'occupe de ses champs de colza. "Il y a des tiges qui sont encore vertes, ce qui veut dire que le colza est limite en maturité", note Geoffroy de Lesquen. Mais il n'a pas le choix : il faut moissonner maintenant, car de la pluie est annoncée pour ce week-end. Lorsque le terrain est mouillé, impossible de sillonner les champs avec la moissonneuse-batteuse. "Si on a très peu d'eau, il va peut-être falloir attendre une journée pour que ça sèche. Mais s'il y a beaucoup d'eau, il faudra attendre deux ou trois jours, donc ça recule d'autant plus la moisson", souligne l'exploitant. 

Avec la pluie, les cultures perdent en qualité

Plus il pleut, plus les plantations risquent de s'appauvrir. "Quand un grain s'humidifie, puis resèche, il perd du poids spécifique, c'est-à-dire de la qualité", explique Geoffroy de Lesquen. Sans compter que la pluie favorise aussi le développement de la verdure dans les cultures, ce qui gêne la moisson. Ce mercredi, l'exploitant avait moissonné plus d'un cinquième de ses parcelles. Pour ce week-end, Geoffroy de Lesquen espère qu'il pleuvra le moins possible, "comme les touristes", plaisante-t-il. 

Ecoutez le reportage de Line Chopin

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