Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Les aides au maintien de l'agriculture bio supprimées : une annonce mal vécue par la filière en Mayenne

lundi 25 septembre 2017 à 6:00 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne

En fin de semaine dernière, le ministre de l'agriculture a fait cette annonce choc. Le gouvernement s'en remet désormais aux Régions pour les aides au maintien.

Damien Brizard, éleveur bio, dans sa ferme à Chemazé
Damien Brizard, éleveur bio, dans sa ferme à Chemazé © Radio France

Chemazé, France

nous sommes à Chemazé dans le sud Mayenne. Une ferme isolée à 2 km du village. Quelques cochons gambadent derrière un bâtiment. Dans un autre, plusieurs dizaines de brebis se reposent. Damien Brizard fait du fromage bio. La mort programmée des aides est un coup dur dit-il : "ça fait un p'tit trou dans le revenu forcément hein ! Des gens qui sont dans une situation précaire ça peut être compliqué pour eux. On sait qu'il y a des financements pour des formes d'agriculture plus polluantes et on ne reconnait pas les bienfaits de l'agriculture bio et paysanne".

"C'est difficile à comprendre car on sent que les consommateurs veulent des produits de bonne qualité"

Et le jeune paysan pointe également un manque d'anticipation de l'Etat, un manque aussi de volonté politique. Le bio est pourtant en constante progression, les consommateurs en redemandent : "en fait il y a beaucoup de conversions et de nouvelles surfaces en bio, les budgets ne suivent pas et donc forcément ça coince".

"Le gouvernement nie les bienfaits d'une agriculture d'avenir" Confédération Paysanne de la Mayenne

La faute, poursuit-il, aux lobbys industriels et syndicaux, la FNSEA est montrée du doigt, qui plaident pour une agriculture intensive : "en agriculture bio et paysanne, on est peu nombreux. On a un poids économique beaucoup moins élevé que les industriels". L'Etat s'en remet désormais aux Régions pour les aides au maintien. Damien Brizard est dubitatif. "Vu les budgets serrés des collectivités locales, le bio ne sera sans doute pas une priorité" lâche-t-il, consterné.