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Agriculture – Pêche

Les apiculteurs tourangeaux inquiets d'une piètre récolte de miel cette année

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

La canicule a douché les espoirs des apiculteurs tourangeaux. Après un début de saison que certains qualifient de "catastrophique", l'épisode de fortes chaleurs que l'on a connu en juin dernier pourrait avoir raison de la récolte de cette année.

La saison 2019 pourrait être catastrophique à en croire certains apiculteurs tourangeaux
La saison 2019 pourrait être catastrophique à en croire certains apiculteurs tourangeaux © Maxppp - Pierre HECKLER / Maxppp

Indre-et-Loire, France

La production de miel serait plus que compromise cette année. C'est en tout cas la crainte des apiculteurs, après un début de saison que certains qualifient de catastrophique. La profession pointe notamment du doigt des conditions climatiques désastreuses.

Il n'y a pas eu d'acacia, très peu de tilleul. C'est du essentiellement au climat" - Annick Corbeels, de la miellerie collective de Veigné

C'est l'avis d'Annick Corbeels, la responsable de la miellerie collective du rucher école de Veigné. La miellerie voit normalement passer une soixantaine d'apiculteurs chaque année, mais cette fois elle n'a pas vu grand monde. "D'habitude on commence les extractions début mai, mais cette fois il n'y a que 3 personnes qui sont venues et elles ont nettement moins extrait que d'habitude. Ensuite, du 8 mai jusqu'à début juillet, il n'y a rien eu du tout. Il n'y a pas eu d'acacia, très peu de tilleul. C'est du essentiellement au climat. Dans le mois de mai, on a eu des nuits à 5 degrés alors que dans une ruche, il faut toujours 35 degrés pour que la reine ne meurt pas, donc les abeilles ont consommé du miel pour chauffer la reine et garder la ruche à 35 degrés. Elles ne sortent pas non plus quand il pleut ou quand il fait du vent. Avec les fortes chaleurs, _avec 40 degrés par endroits, là elles ont ventilé la ruche_, toutes les abeilles étaient à la porte des ruches pour ventiler, pour que la reine reste à 35 degrés. Et pendant tout ce temps là, il n'y a eu aucun miel de rentré". Elle assure d'ailleurs avoir du nourrir ses abeilles avec du sirop le mois dernier, parce que celles ci n'avaient plus rien à manger. 

Le problème des monocultures intensives aussi pointé du doigt

Mais pour Alain Marchais, apiculteur à Veigné, et qui a surtout des ruches dans le Lochois et dans l'extrême sud du département, le problème est ailleurs. "Le grand problème chez nous en Touraine, c'est surtout les plantes qui nous manquent. Pour faire un kilo de miel, il faut 3 à 10 millions de fleurs visitées. Donc il faut des grands territoires où il y a des fleurs. Or on constate depuis 5 ans la présence d'une monoculture intensive en Touraine, donc on a de moins en moins de nourriture pour nos abeilles. Depuis 3 ans, on déserte le plateau de Sainte-Maure qui est devenu un gros secteur monocéréalier exponentiel, où il n'y a plus rien à manger pour nos abeilles et où les pesticides sont à foison". Conséquence dit-il, "la Touraine sera bientôt silencieuse". Lui espère se rattraper un peu sur le miel de tilleul et de châtaignier mais selon lui, "ce ne sera pas la récolte du siècle". 

La France, qui consomme environ 40 000 tonnes de miel, est déjà très loin d'être autosuffisante, produisant au mieux, comme l'an dernier, autour de 18 000 à 20 000 tonnes.

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