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Les céréaliers du Berry se dépêchent de moissonner leur blé avant les orages

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Par , France Bleu Berry

La météo annonce des orages ce vendredi soir et de la pluie ce week-end alors les céréaliers de l'Indre et du Cher se dépêchent de moissonner leurs champs et surtout leur blé pour qu'il ne se dégrade pas davantage. Une course contre la montre qu'ils peuvent gagner si le soleil revient vite.

Les moissons devront se faire vite : Météo France prévoit un retour de la pluie (Illustration)
Les moissons devront se faire vite : Météo France prévoit un retour de la pluie (Illustration) © Radio France - Yves René Tapon

Vous les avez probablement vues si vous circulez en voiture dans le Berry : les moissonneuses des céréaliers de l'Indre et du Cher sont toutes dans les champs en ce moment. Il s'agit de profiter du soleil de cette semaine pour récolter le blé et il faut faire vire car la météo prévoit de nouveau des orages et de la pluie pour ce week-end.

La fenêtre de tir est donc courte : seulement quelques jours pour récolter le plus de blé possible comme l'explique Jean-Michel Duthou, vice-président de la Chambre d'agriculture du Cher, qui est d'ailleurs lui-même en pleine moisson à Crézancy-en-Sancerre : "Le fait d'avoir eu autant de pluie nous a contraint à attendre, ce qui fait que toutes les cultures sont arrivées à maturité quasiment en même temps. Là, on nous annonce des risques de pluie et comme on ne sait jamais si elle sera intense ou pas, c'est ce qui nous met la pression et nous fait nous précipiter pour récolter au plus tôt parce qu'on a toujours peur de l'incident climatique."

C'était pourtant parti pour être une belle moisson. Le bilan n'est d'ailleurs pas trop mauvais pour l'orge et le colza mais les pluies répétées de ces dernières semaines ont surtout dégradé la qualité du blé. Un constat fait dans le Cher mais également dans l'Indre. Jérôme Tellier, président FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du département, nous explique pourquoi : "S'il n'avait pas été à maturité et qu'on avait encore des épis verts ou des tiges vertes, la pluie n'aurait pas engendrer de problème de qualité sur le blé. En revanche, si on en est au stade de la récolte, que le blé est mûr, et que derrière il reprend l'humidité, se regorge d'eau et sèche à nouveau il perdra en densité et on aura un rendement moins bon. C'est pour ça que c'est important de récolter la meilleure qualité et de récolter ce qui est récoltable en temps et en heure."

"L'agriculture n'aime pas les à-coups, elle aime la régularité"

Un constat également partagé par Etienne Gangneron, président de la chambre d'agriculture du Cher, vice-président de la FNSEA et agriculteur près de Bourges : "Sur les blés, c'est la grande course contre la météo puisqu'on annonce encore des orages pour ce week-end. Il reste une grande surface de blés à faucher dans le département du Cher donc les agriculteurs se précipitent pour essayer d'en ramasser le plus possible. Quant aux blés déjà récoltés depuis quelques jours, on voit bien une perte de qualité par rapport à la semaine précédente. On a eu quasiment une semaine de pluie complète, sans soleil pendant sept jours. Si on a encore un épisode pluvieux, la qualité de ces blés va encore se dégrader. On espère donc que les orages passeront et qu'on pourra continuer à faucher dès ce week-end mais rien n'est moins sûr."

Et Etienne Gangneron de poursuivre : "On a des à-coups violents et l'agriculture n'aime pas les à-coups, elle aime la régularité avec du soleil, de la pluie, du soleil, de la pluie etc. Malheureusement, on assiste à ça depuis de plus en plus souvent."

Ce que veulent maintenant les céréaliers berrichons, c'est du soleil pour pouvoir poursuivre sereinement leurs moissons. Si c'est le cas, le bilan ne devrait pas être trop catastrophique. Réponse donc dans quelques semaines.

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