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Les éleveurs corréziens à la rencontre des représentants des grandes surfaces, pour pas grand chose

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Par , France Bleu Limousin

Les éleveurs corréziens rencontraient ce jeudi le responsable national des achats de viande du groupe Carrefour. Ils voulaient que l'enseigne s'engage dans une démarche plus vertueuse en matière de prix d'achat de leurs bêtes. Ils sont déçus.

La discussion entre les éleveurs et Bertrand Éon, à droite, a tourné au dialogue de sourd
La discussion entre les éleveurs et Bertrand Éon, à droite, a tourné au dialogue de sourd © Radio France - Philippe Graziani

"On s'y attendait," Laurent Boisset le responsable de la section bovine de la FDSEA de la Corrèze ne cachait pas sa déception mais plus encore son exaspération après la réunion. Comme ils l'ont fait ces dernières semaines avec les patrons des enseignes de grande distribution en Corrèze les éleveurs de la Corrèze, a l'instigation de la FDSEA et des JA,  rencontraient ce jeudi un représentant national cette fois, celui du numéro 1 des grandes surfaces, Carrefour, en l'espèce rien moins que le directeur des achats de viande du groupe. 

Nous sommes tous des centimiers - Bertrand Éon, de Carrefour

La réunion a tourné au dialogue de sourds, du côté de Carrefour Bertrand Éon a surtout tenu à souligner que la grande distribution ne fait pas de marges pharaoniques sur la viande comme le pensent les producteurs. Et de rappeler la longue liste des intermédiaires entre les producteurs et le consommateur qui font monter les prix, de l'abattage au transport. Et selon le représentant de l'enseigne personne en fait dans cette chaîne ne touche le jackpot. "Nous sommes dans une filière qui est pauvre. Ce produit permet en fait à peu d'intervenants économiques de vivre. Nous sommes tous des centimiers".

Un manque à gagner d'un euro par kilo

Pour Laurent Boisset ce discours est un mensonge. "Eux vous disent qu'elles (les vaches, NDLR) sont payées autour de 5,20 euros le kilo. Moi je peux vous garantir qu'elles sont payées autour de 4,30 euros". Soit un manque d'un euro du kilo. Et si cet euro supplémentaire leur était payé cela serait au final quasi invisible pour le consommateur selon le responsable agricole. Qui rappelle que ces prix bas sont en train du tuer l'élevage français de qualité. "Nous avons perdu 350 000 vaches en 5 ans" affirme Laurent Boisset. Alors pour tenter de faire entendre raison aux grandes surfaces ils promettent des nouvelles actions coups de poing. 

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