Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture - Pêche

Les exploitants catalans redoutent la suppression annoncée de l'exonération des charges sur les saisonniers

-
Par , France Bleu Roussillon

Le gouvernement souhaite supprimer au premier janvier 2019 l'exonération des charges patronales dont bénéficient les exploitants agricoles pour l'emploi des travailleurs occasionnels. Une décision qui, selon la FDSEA mettrait en danger l'équilibre financier de l'ensemble de la filière.

Les représentants de la FDSEA 66 redoutent cette suppression annoncée de l'exonération des charges patronales
Les représentants de la FDSEA 66 redoutent cette suppression annoncée de l'exonération des charges patronales © Radio France - Tanguy Bocconi

Pyrénées-Orientales, France

Dans les Pyrénées-Orientales, 85% des entreprises agricoles utilisent des saisonniers. La viticulture en emploie 10.000 et plus de 8.400 travaillent en arboriculture/maraîchage. La décision de supprimer le dispositif d’exonérations patronales pour l’emploi de ses employés occasionnels au premier janvier aura donc de multiples conséquences pour les professionnels catalans.

La remise en cause d'un statu-quo vieux de 30 ans

Cette exonération des cotisations sociales pour les travailleurs saisonniers, ou dispositif TO/DE (travailleur occasionnel/demandeur d'emploi) avait été mis en place il y a une trentaine d'années pour lutter contre la concurrence de la main d'oeuvre agricoles à bas coût dans d'autres pays d'Europe. En effet, le coût du travail saisonnier en France est en moyenne 37% plus cher qu’en Italie, 35 % plus cher qu’en Espagne, et coûte 27% de plus qu’en Allemagne.

Principal syndicat agricole, la FNSEA dénonce une mesure qui va gréver la compétitivité du secteur des fruits et légumes et de la vigne, jusqu'à selon elle mettre en péril l'ensemble de la filière. Selon l'organisation, le surcoût par exploitation agricole serait de 189 €/ mois et par salarié saisonnier !

Une filière en péril ? 

Une équation impossible à maîtriser pour David Massot, producteur de pêches et de nectarines à Thuir, qui emploie régulièrement une soixantaine de saisonniers ... pour lui cette décision de supprimer  l'exonération de charges ne prend pas en compte les contraintes propres à l'agriculture:  "Notre activité dépend entièrement de la météo, ce qui nous pousse parfois à augmenter l'activité des saisonniers jusqu'à 60h/semaine au plus fort de la récolte... dans ce cas on aura quasiment plus d'exonérations et on va se retrouver avec des taux horaires augmentés de 30 à 40%! Quand on sait que 60% du prix d'une nectarine est représenté par le coût de la main d'oeuvre, ce ne sera plus du tout viable d'en produire encore chez nous."

Une analyse partagée par Bruno Vila maraîcher à St Cyprien et secrétaire général de la FDSEA 66, pour qui la disparition de l'exonération des charges patronales aura des conséquences dramatiques pour toute la filière agricole dans les PO : " si cela passe on perdra toute marge de manœuvre financière dans nos exploitations. Le gouvernement est totalement incohérent: d'un côté il nous demande de produire mieux avec une production bio qui demande plus de main d'oeuvre, de l'autre il nous ajoute une taxation supplémentaire ! On va donc se mobiliser pour faire comprendre aux politiques qu'ils font fausse route". 

La FDSEA 66 donne donc rendez-vous aux agriculteurs ce lundi 24 septembre à 8h00 devant le siège d'AGRISUD avenue de Rome à Perpignan avant de lancer une opération escargot sur l'A9 en direction du Boulou.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu