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Les finances des agriculteurs en Creuse sont toujours sur le fil du rasoir

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Par , France Bleu Creuse

La chambre d'agriculture de la Creuse a rendu public une enquête menée par le Crédit Agricole sur les cinq départements du Massif Central, la Creuse, l'Allier, le Puy-de-Dôme, la Corrèze et le Cantal. Il en ressort que les comptes en banque des agriculteurs ne baissent plus, mais à quel prix?

Panneau indicateur de la chambre d'agriculture de la Creuse
Panneau indicateur de la chambre d'agriculture de la Creuse © Radio France - christophe poirier

Pas de signal d'alarme mais pas de quoi se réjouir. Si l'on regarde de près les comptes en banque des agriculteurs creusois, les déficits ne se creusent pas. Il faut dire qu'aujourd'hui les agriculteurs n'empruntent plus. Ils demandent à leurs fournisseurs qui n'ont pas trop le choix d'étaler le règlement des factures. D'autre part, les économies réalisées sur 15 ans ont toutes été mangées en l'espace de deux petites années. 

Le nombre de vaches et de veaux en baisse constante dans la Creuse

Quant cela ne suffit pas, les agriculteurs creusois tapent également dans le cheptel. Chaque année, le département perd 2.000 vaches, soit 1% du troupeau, et 4.250 veaux, soit 2,5% des naissances. Il faut reconnaître que face à un prix de la viande qui ne décolle toujours pas, alors qu'il y a de la demande, les bêtes coûtent de plus en plus cher. Après le foin, c'est maintenant le prix de la paille qui s'envole entre 90 et 100 euros la tonne au lieu de 60 habituellement. La paille est en effet très demandée notamment par les méthaniseurs allemands. 

Un autre danger pour les finances agricoles pointe à l'horizon. Il faut trouver de l'eau. La Creuse va en manquer et le prix au robinet risque de grimper. La chambre d'agriculture demande aux creusois de capter toutes les sources possibles avec une aide de 40% promise par la région Nouvelle-Aquitaine. La chambre attend également un allègement de la législation sur les retenues d'eau. Deux à trois projets voient le jour en Creuse chaque année. 

De moins en moins de candidats à la reprise d'exploitation agricole

Terminons ce tableau peu reluisant avec une interrogation pour l'avenir. Chaque année en Creuse, 200 des 4.000 exploitants arrêtent. Leur remplacement est de plus en plus difficile à combler car les installations des jeunes qui variaient de 70 à 80 chaque année, sont tombées à 52 en 2019 et ne devraient pas dépasser 35 en 2020.

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