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Agriculture – Pêche

Les gisements de moules sauvages restent fermés sur la côte Est du Cotentin

jeudi 31 mai 2018 à 8:09 Par Pierre Coquelin, France Bleu Cotentin

Le comité régional des pêches a décidé samedi de maintenir la fermeture des gisements de moules sauvages au large de la côte est du Cotentin. C'est la troisième année consécutive. La commission moules a demandé l'ouverture partielle d'un petit gisement, au large de Ravenoville. Réponse le 29 juin.

Les gisements de moules sauvages restent fermés au large de la côte Est du Cotentin
Les gisements de moules sauvages restent fermés au large de la côte Est du Cotentin © Maxppp - Patrick Lefevre

Barfleur, France

"Belle, blonde et sauvage". Ce sont les mots souvent employés pour qualifier la moule de Barfleur. Mais pour la troisième année consécutive, elle sera absente des tables. Après les prospections de l'Ifremer fin mars, le comité régional des pêches a décidé de maintenir la fermeture des gisements de moules sauvages au large de la côte Est du Cotentin (Barfleur, Moulard, Réville, et Grandcamp). Les raisons de ce manque reste encore difficiles à définir. 

Trois ans, une durée extraordinaire. "Des pêcheurs nous ont dit que c'était déjà arrivé dans les années 70-80. Mais depuis qu'on réalise les prospections avec l'Ifremer, soit la fin des années 80, on a vu des épisodes de deux années consécutives, mais pas trois", explique Catherine Paul, du comité régional des pêches. 

Le port de Barfleur - Radio France
Le port de Barfleur © Radio France - Pierre Coquelin

"On a constaté qu'il n'y avait pas de ressource, ni de petites moules pour les années prochaines. Pour l'instant, il n'y a pas de signes encourageants" - Catherine Paul, du comité régional des pêches

Autres provenances

Dans les cuisines des restaurants, cette absence commence à devenir interminable. "On s'adapte difficilement, parce qu'on a du mal à trouver des produits de la qualité de celle de Barfleur. On a la Hollande, la bouchot qui est petite... On parle tous les jours de la moule de Barfleur. Les gens sont très déçus. On croise les doigts pour que ça revienne", commente Richard, chef au restaurant La Marée à Barfleur.   

Des professionnels qui doivent donc se tourner vers d'autres variétés. Et ça pourrait bien durer. "Ils ne parlent pas de rouvrir car il n'y a plus rien sur les gisements. La Barfleur, ça coûte entre 2 et 2,50 euros. L'Irlande, elle est à 4-5 euros", explique Yohan, de la poissonnerie Au vivier de Cherbourg. 

Ouverture partielle du gisement de Ravenoville ?

Il reste un espoir. La commission moules a demandé l'ouverture partielle du gisement de Ravenoville. Ouverture partielle car elle serait limitée à une quinzaine de navires, soit le quart de la flotte qui a la licence entre Barfleur, Saint-Vaast et Grandcamp-Maisy. Seuls les bateaux de moins de 8 mètres seraient concernés par cette ouverture, 4 jours par semaine, du 1er juillet au 31 août, avec un quota de 300 kilos par jour. Le comité des pêches doit donner son aval le 29 juin prochain. Ce serait un moindre mal pour cette profession qui a du parfois se rabattre sur d'autres pêches, comme le pétoncle ou le poisson.

"Les deux dernières années, les pêcheurs ont pu bénéficier de mesures de chômage partiel, en accord avec la Dirrecte. D'autres se sont reconvertis. Cette année, des dragueurs se tournent vers le pétoncle", précise Catherine Paul. La pêche aux moules de Barfleur représente plus de 40 bateaux qui travaillent tous les étés, parfois jusqu'à fin octobre, avec en moyenne 3 à 5000 tonnes produites par an

Catherine Paul, du comité régional des pêches - Radio France
Catherine Paul, du comité régional des pêches © Radio France - Pierre Coquelin