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Agriculture – Pêche DOSSIER : Le pouvoir d'achat : un enjeu électoral 2017

Quand les agriculteurs et les patrons d'hypermarchés se parlent pour favoriser les produits locaux

mardi 7 mars 2017 à 22:35 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Comment faire vivre les agriculteurs, comment assurer leur avenir alors que les crises du lait, de la viande s'enchainent. Des agriculteurs et des patrons d'hypermarchés de tout le Grand Est se sont réunis le 7 mars à Metz pour tenter de trouver des solutions ensemble.

Comment accorder plus de place dans les rayons aux produits locaux ?
Comment accorder plus de place dans les rayons aux produits locaux ? © Maxppp - .

Des agriculteurs du Grand Est et des patrons d'hypermarchés se sont retrouvés côte à côte, plutôt que face à face le temps d'une journée à Metz, le 7 mars. Invités par le conseil régional, ils ont tenté de trouver des solutions pour mieux intégrer dans les rayons les productions locales.

D'un côté, des producteurs ont réclamé plus d'espace dans les rayons, de l'autre des patrons de grandes surfaces ont demandé plus de choix en local.

Les relations humaines comptent avec un chef de rayon - Thierry Bosserel, maraicher

Thierry Bosserel est maraicher à Sedan. Et pour s'imposer dans les supermarchés, il doit se battre contre les centrales d'achats des enseignes et traiter en direct avec chaque magasin. "J'observe que le chef de rayon est souvent déchiré entre sa centrale d'achat et le producteur local. Parfois, il y a une règle dans la grande distribution qui dit que le magasin doit commander à sa centrale d'achat en fonction de son chiffre d'affaire même s'il préférerait acheter en local. Mais les relations humaines comptent et le maillon le moins humain c'est la centrale d'achat".

Manque d'offre plutôt que trop de choix - directrice de Carrefour à Thionville

Pour trouver plus de produits locaux dans nos rayons, il faut d'abord élargir le choix, c'est ce que réclame la directrice du magasin Carrefour de Thionville, Florence Delagneau :"on a plus un manque d'offre en local plutôt qu'un choix à faire. A cause peut-être d'un problème d'organisation et de contacts, de mises en relation insuffisantes. Il faut également mieux former nos équipes pour apprendre à bien vendre les produits locaux et c'est comme ça que l'on gagnera ensemble".

Pas de quantité minimum - Carrefour Thionville

Les producteurs veulent que les magasins achètent de gros volumes. Alors, à partir de quelle quantité peut-on frapper à la porte du magasin thionvillois de Florence Delagneau ? "Il n'y a pas de minimum. Je travaille avec des petits producteurs qui me proposent 20 à 30 kg. Tout comme je travaille avec des plus gros, sur du pot au feu ou de la salade l'été où là 1.200 pièces peuvent sortir chaque jour".

Jean-Roch Lemoine, éleveur d'agneaux dans l'Aube et fier d'imposer ses prix aux supermarchés. - Radio France
Jean-Roch Lemoine, éleveur d'agneaux dans l'Aube et fier d'imposer ses prix aux supermarchés. © Radio France - François Pelleray

Fiers d'imposer nos prix - un éleveur de l'Aube

Dans le département de l'Aube, 16 éleveurs d'agneaux parviennent depuis 20 ans à imposer leur prix à la douzaine de supermarchés qu'ils fournissent. Parmi eux, Jean-Roch Lemoine installé à Champfleury : "c'est un peu notre fierté d'imposer un prix aux grandes surfaces. Parfois, certaines nous trouvent trop chers (8,95 euros le kilo contre 3 euros pour de l'agneau néo-zélandais), mais une année on a baissé nos prix et cela n'a pas été répercuté en rayon car ils n'avaient pas de temps à perdre à changer les étiquettes. On préfère perdre un contrat plutôt que de céder sur notre façon de faire qui paye depuis 20 ans".

. - Radio France
. © Radio France

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