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Les Jeunes Agriculteurs de Dordogne remontés contre le référendum pour les animaux

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Par , France Bleu Périgord

Les Jeunes Agriculteurs de Dordogne n'acceptent pas certaines propositions faites par le référendum pour les animaux, notamment celle visant à interdire l'élevage intensif ou en cage. Ils sont inquiets pour leur avenir.

Une trentaine d'agriculteurs étaient présents pour la rentrée syndicale des Jeunes Agriculteurs
Une trentaine d'agriculteurs étaient présents pour la rentrée syndicale des Jeunes Agriculteurs © Radio France - Antoine Loistron

Non au référendum pour les animaux. C'est l'un des messages que veulent faire passer les Jeunes Agriculteurs de Dordogne à l'occasion de leur rentrée ce mercredi 16 septembre. Ils étaient une trentaine réunie sur une exploitation de veaux sous la mère à Hautefort. Le référendum pour les animaux, c'est une initiative populaire qui propose notamment d'interdire l'élevage intensif ou l'élevage en cage. C'est une aberration pour Pierre-Henri Chanquoi, président des Jeunes Agriculteurs de Dordogne : "Pour nous c'est une incompréhension totale. On répond au cahier des charges du bien-être animal. On est les premiers à travailler avec les animaux, ce qu'il faut faire c'est de bien s'occuper de nos bêtes ce qu'on fait tous les jours."

On n'a pas à être dicté par des gens qui n'y connaissent rien à rien" - Pierre-Henri Chanquoi, président des Jeunes Agriculteurs de Dordogne.

L'agriculteur veut montrer cette réalité aux défenseurs du référendum qui ne connaissent pas le monde agricole selon lui. "Il y a un gros décalage. L'objectif c'est de montrer ce qu'il se passe sur le terrain. On n'a pas à être dicté par des gens qui ne connaissent rien à rien mais qui sont contre tout." Aussi, il regrette que le référendum ne propose rien : "Il n'y a aucun argument pour justement améliorer le bien-être animal, si jamais il y a des choses à faire".

Préserver la souveraineté alimentaire

Les Jeunes Agriculteurs craignent aussi de voir l'agriculture française dépassée par certains pays concurrents, dans lesquels les règles sont plus souples. "En France actuellement, les règles sanitaires sont suffisantes et elles sont bien supérieures à ce qu'il se fait dans certains états-membres de l'Europe, argumente Pierre-Henri Chanquoi. On est déjà au maximum de ce qu'on peut faire. Si nous demain on ne peut plus produire, on sera obligé de le faire venir de l'étranger et ça on le voit régulièrement. On veut garder une souveraineté alimentaire, c'est une conviction des Jeunes Agriculteurs de la Dordogne et c'est aussi une demande de notre président de la République." 

Il manque encore le soutien de 45 parlementaires pour que le référendum soit examiné par le Conseil constitutionnel. Ensuite les électeurs pourront apporter leur signatures au projet. 4.7 millions seront nécessaires, soit 10 % des personnes inscrites sur les listes électorales. 

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