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Agriculture - Pêche
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Les maraîchers doivent encore rassurer les consommateurs après l'incendie de Lubrizol

En ce mois de novembre 2019, un mois et demi après l'incendie à Lubrizol, certains consommateurs s'interrogent toujours avant d'acheter des produits locaux. La préfecture, la Chambre d'agriculture et les maraîchers s'emploient donc à les rassurer.

Pascal Prévost a fait visiter son exploitation au préfet, Pierre-André Durand, et à la présidente de la Chambre d'agriculture, Laurence Sellos.
Pascal Prévost a fait visiter son exploitation au préfet, Pierre-André Durand, et à la présidente de la Chambre d'agriculture, Laurence Sellos. © Radio France - Noémie Lair

Quincampoix, France

"On peut voir ici des choux-fleurs qui n'ont pas été commercialisés, indique Pascal Prévost au préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand. C'est au moment de l'incendie qu'on pouvait les cueillir mais j'ai dû les laisser là", poursuit le maraîcher. "Oui, conformément à la consignation", devine le préfet.

Les arrêtés pris au lendemain de l'incendie ont suspendu l'activité des agriculteurs du Nord-Est de Rouen pendant une vingtaine de jours. A cela s'est ajouté la frilosité des consommateurs à acheter local au vu des suies qui s'étaient déposées dans les champs. Et résultat : "au plus fort des quatre premières semaines, on a perdu 47 % des ventes et là depuis trois semaines, on est entre -18 et -24 %". En tout, cela représente plusieurs milliers d'euros de pertes pour Pascal Prévost.

"Les consommateurs demandent des explications, les ont, mais malgré tout, il faut regagner leur confiance."

La confiance revient petit à petit mais l'activité a encore du mal à reprendre. "En ce qui concerne les grandes filières organisées, les choses sont redevenues normales. En revanche, ceux qui vendent en direct, les maraîchers, ou ceux qui font de la transformation laitière, sont dans le faisceau de nos inquiétudes car les consommateurs demandent des explications, les ont, mais malgré tout, il faut regagner leur confiance", explique Laurence Sellos, présidente de la Chambre d'agriculture de Seine-Maritime.

Pascal Prévost prend donc le temps de rassurer ses clients en donnant les résultats des prélèvements réalisés sur ses terres. En parallèle, il a commencé à constituer son dossier pour les indemnisations. Un dossier compliqué à compléter. Les premiers versements pour les agriculteurs ont été effectués ce mercredi.

La situation est telle qu'il attend de voir comment les choses vont évoluer avant d'embaucher ou non ses prochains saisonniers.

Reconquérir les clients

Pour reconquérir les consommateurs, la Chambre d'agriculture a décidé de lancer un plan d'actions dans les six prochains mois. "On a fait des propositions à la Région, au Département et à la Métropole pour organiser des événements autour de l'idée de manger local. Il s'agit de dire qu'il faut revenir sur les marchés pour consommer des produits locaux parce qu'ils sont indemnes de toute pollution", détaille Laurence Sellos.

Plusieurs séries d'analyses ont également été réalisées pour tenter de rassurer la population. La première phase de test a permis de lever les restrictions sur les productions agricoles mi-octobre. Mais les prélèvements vont se poursuivre dans les prochains mois dans le cadre d'un plan de surveillance renforcée. "Il est essentiel de poursuivre afin de mesurer l'évolution des résultats à moyen et long termes, explique Olivier Degenmann, directeur départemental de la protection de la population en Seine-Maritime. Aujourd'hui, on continue à prélever dans 17 exploitations de Seine-Maritime une fois par semaine." Mais il attend des précisions de la part du ministère sur le plan de surveillance renforcée pour connaître la durée, la fréquence et l'emplacement des prochaines analyses à effectuer.

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