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Agriculture – Pêche

Les moissons impactées par la sécheresse dans les champs normands

Avec la sécheresse, les agriculteurs normands s'attendent à des récoltes en berne. En pleines moissons, ils constatent déjà l'impact du manque d'eau sur certaines cultures.

Les champs de lin sont plus épars que d'ordinaire en raison de la sécheresse des sols
Les champs de lin sont plus épars que d'ordinaire en raison de la sécheresse des sols © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Mauquenchy, France

Dans son champ à Maucanchy, Laurent Macaigne saisit des pousses de lin qu'il s'apprête à arracher : "normalement elles devraient faire 80 à 85 centimètres de haut, et là elles en font à peine 60 !", déplore-t-il. 

Des rendements moins bons

Plusieurs cultures céréalières sont directement impactées par la sécheresse, d'autant qu'elle est répétitive. "On a eu un hiver avec très peu de pluie donc ça s'accumule, avec du stress hydrique et des coups de chaleur déjà en juin", explique l'agriculteur de Seine-Maritime. Pour l'orge qui a été moissonnée début juillet, "ça n'est pas génial", et ça ne s'annonce pas mieux pour le colza récolté en ce moment. 

_"_Normalement on a 35 à 40 quintaux (soit 3,5 à 4 tonnes) par hectare, mais là, on est plus proche de 25 à 30 quintaux", indique Laurent Macaigne. Laurent Haye, agriculteur de l'Eure, a dû avancer la date de moisson pour le colza "car ça a souffert davantage de la sécheresse. Les plants étaient à une période de maturité où ils avaient encore besoin d'eau". Quant au blé, il faudra attendre la fin de l'été pour évaluer les pertes de rendement.

Dans les champs de lin, certains plants n'ont pas poussé à cause du sol trop abîmé - Radio France
Dans les champs de lin, certains plants n'ont pas poussé à cause du sol trop abîmé © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Une vente différée ?

Avec des rendements en berne, la situation financière des exploitations est en jeu. Les agriculteurs réfléchissent donc déjà à différer les ventes si nécessaire. "À nous de commercialiser nos récoltes au bon moment pour essayer de récupérer le manque à gagner", lance Laurent Haye. "J'ai la chance de pouvoir stocker ce qui permet de différer la vente, ajoute Laurent Macaigne. _On va essayer de tenir jusqu'à ce que les prix soient un peu plus élevés_"

Déjà en 2016, les agriculteurs normands avaient connu une situation compliquée en raison des orages. Ces derniers temps, c'est surtout l'assèchement des sols qui les inquiète. "Si on repart sur un manque d'eau comme ça pour l'année suivante, ça va devenir très compliqué, conclut Laurent Macaigne._Même l'herbe des prairies est grillée aujourd'hui ! On ne voyait pas ça il y a cinq ans_"

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