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Agriculture – Pêche

Les pluies de juillet et août ont soulagé les éleveurs de la Haute-Vienne

mercredi 30 août 2017 à 11:25 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

De l'herbe, du foin, des céréales et du maïs. Les récoltes sont ou s'annoncent globalement bonnes en Haute-Vienne. De quoi rassurer les éleveurs qui avaient les plus grosses inquiétudes pour l'alimentation des animaux au début de l'été. Cependant, le nord du département reste plus sec.

Un champ de luzerne à Royères, vert comme au printemps
Un champ de luzerne à Royères, vert comme au printemps © Radio France - Jérôme Edant

Haute-Vienne, France

Il suffit de regarder autour de soi en Haute-Vienne : des prairies vertes, une végétation fournie, des champs de maïs bien garnis, ... Rien à voir avec les paysages jaunes et desséchés qu'offrait le Limousin à la fin de l'été dernier.

Des économies sur l'alimentation des animaux

Et pourtant, avant l'été, les éleveurs avaient les plus grosses craintes en raison de la sécheresse. Ils s'attendaient à de grosses difficultés pour l'alimentation des animaux et pensaient devoir piocher dans les récoltes de foin pour passer l'été, comme l'année dernière. Or, leurs stocks à peine reconstitués n'auraient pas permis de tenir toute l'année et il aurait encore fallu acheter des aliments à l'extérieur.

On pourra peut-être se verser un salaire

Les pluies de juillet et août sont donc un grand soulagement. Par exemple à Royères, près de Saint Léonard de Noblat, où Serge Chillou et son fils Jérôme élèvent, entre autres, 230 vaches limousines et engraissent leurs veaux.

Devant un champ de luzerne vert comme au printemps, les deux éleveurs se réjouissent : "On a déjà un rendement du double de l'an dernier, et là la luzerne est en train de refleurir, donc la semaine prochaine on pourra y remettre un troupeau ou même la ramasser si on n'en a pas besoin pour la pâture." Le GAEC Chillou est d'autant plus soulagé que la récolte de céréales a été exceptionnelle au début de l'été et que celle du maïs fait les même promesses.

Du coup, les exploitants espèrent voir s'améliorer leur trésorerie, amputée de près de 50 000 € depuis l'été dernier car il fallu acheter des aliments pour compenser les mauvaises récoltes 2016. Cette somme représente 10 % de leur chiffre d'affaires.

S'ils ne dépensent pas cet argent cette année, Serge et son fils pourront enfin se verser un salaire. Ce qui n'est pas arrivé depuis 2 ans.