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Agriculture – Pêche

Les producteurs de fromages auvergnats attendent avec impatience la loi Alimentation

lundi 21 mai 2018 à 18:53 Par Mickaël Chailloux, France Bleu Pays d'Auvergne

La loi Alimentation est débattue dès ce mardi à l'Assemblée Nationale. Les producteurs de fromages auvergnats, rassemblés ce week-end à Saint-Nectaire, espèrent un dénouement positif pour eux. Ils ont une seule exigence : que les prix augmentent.

La Grande Fête du Saint Nectaire
La Grande Fête du Saint Nectaire © Radio France - Mickaël Chailloux

Saint-Nectaire, France

A la grande fête du Saint-Nectaire ce week-end, "le temps était magnifique" et ça a poussé les clients vers le stand de Delphine Roux, productrice au Gaec de la Marmotte au Chambon-sur-Lac. "C'est important car ici, on est à proximité de la ferme, on se fait connaître des touristes. On peut parler de notre région et de nos produits." Elle n'a pas tiré son bilan financier, mais ces trois jours ont été fructueux. Son confère Gérard Duvacher, producteur et vendeur de Salers, a quasiment tout vendu. Il ne lui restait qu'une pièce ce lundi en mi-journée. 

Les clients venaient autant du Nord que de la région - Radio France
Les clients venaient autant du Nord que de la région © Radio France - Mickaël Chailloux

Le gouvernement veut redonner le pouvoir aux agriculteurs 

Pour ces producteurs, la loi Alimentation qui entre à l'Assemblée Nationale risque de changer la donne. Issu des Etats Généraux de l'Alimentation,  elle a pour ambition de redonner le pouvoir aux producteurs en prônant "l'inversion de la construction des prix" : les prix seraient fixés à partir des coûts de productions des agriculteurs. Parmi les 17 articles et 2 500 amendements déposés, on trouve aussi des dispositions pour promouvoir le bio, ainsi qu'améliorer le sort des animaux d'élevage.

Pour Jean-Paul Charbonnel, producteur-vendeur au GAEC de la Bonne Etoile à Chastreix dans le Puy-de-Dôme, il est urgent d'agir "car sinon, on va décourager le producteur de lait, le producteur de viande. Déjà on voit qu'il y en a de moins en moins. Quand on leur paye leur lait à 300 euros les 1000 litres, c'est plus possible pour eux." 

C'est le prix qui est le plus important pour ces producteurs qui attendent de cette loi des signes forts. "Augmenter les prix et valoriser nos produits" scande Gérard Duvacher, producteur à Salers. 

Dans la loi, les producteurs seraient aussi incités à se regrouper afin de mieux négocier les prix. Pour les producteurs de Saint-Nectaire, il existe déjà un syndicat, le Syndicat du Saint-Nectaire. Ce fromage à pâte pressée non-cuite est la quatrième AOP française au lait de vache. 

Notre invité ce mardi à 7h45 sera Patrick Benezit, secrétaire général adjoint FNSEA, référent national sur les Etats Généraux de l'Alimentation.