Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Les producteurs de lavande affectés par la sécheresse en Vaucluse

vendredi 3 novembre 2017 à 5:00 - Mis à jour le vendredi 3 novembre 2017 à 9:32 Par François Madeuf, France Bleu Vaucluse et France Bleu

La récolte de lavande et de lavandin a souffert de la sécheresse intense de cet automne dans la région. De nombreux lavandiculteurs ont dû arracher une partie de leurs pieds. Après une première sécheresse l'année dernière, les plantes n'ont pas survécu à un nouveau manque d'eau.

Lavande de culture
Lavande de culture © Radio France - Aurélie Lagain

Sault, France

La récolte 2017 n'a pas été catastrophique, mais pas extraordinaire non plus. Avec 1.380 tonnes pour le lavandin et 80 pour la lavande, FranceAgriMer estime que la production de ces plantes pour les huiles essentielles a été "correcte". Mais l'organisme s'inquiète des conséquences de la sécheresse sur les pieds de lavande.

Un inquiétude partagée par les agriculteurs. Jonathan Mourad, lavandiculteur à Sault (Vaucluse), a vu de nombreux pieds souffrir du manque d'eau. "J'ai du en arracher 25% environ, regrette-t-il. Pour certaines, ce sont des jeunes plantations de moins de cinq ans qui n'ont pas supporté la succession du sec de l'automne 2016 et celui de cette année."

Lavandiculteur, une profession menacée par la sécheresse

Jonathan a pu compenser le coût de cette perte en augmentant ses prix. Il ne sait pas encore si le consommateur sera touché.

Mais l'avenir de la profession est compromis par ces sécheresses successives. "La rentabilité d'un pied de lavande se fait au bout de 5 à 8 ans pour la lavande, 8 à 12 ans pour le lavandin, explique t-il. S'il faut en arracher autant tous les ans, les coûts vont augmenter, et il faudra tout repenser."

"La motivation est là, mais on ne sait pas si on pourra continuer plusieurs années à ce rythme là."

Jonathan Mourad s'inquiète des conséquences de la sécheresse sur le long terme.

D'après FranceAgriMer, des demandes de procédure de reconnaissances de calamité agricole sont en cours d'instruction.