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Agriculture – Pêche

Les producteurs de pommes du Tarn-et-Garonne s'inquiètent de la hausse des charges sur les emplois saisonniers

lundi 24 septembre 2018 à 16:34 Par Nolwenn Quioc, France Bleu Occitanie et France Bleu

Le gouvernement a annoncé ce lundi 24 septembre la fin de l'exonération des charges pour les emplois saisonniers. La mesure, qui va entraîner une hausse du coût de la main d'oeuvre, inquiète les agriculteurs. Reportage dans un verger du Tarn-et-Garonne.

Adam, ouvrier agricole polonais employé pour la saison de la cueillette, s'occupe du pliage des pommiers
Adam, ouvrier agricole polonais employé pour la saison de la cueillette, s'occupe du pliage des pommiers © Radio France - Nolwenn Quioc

Bressols, France

La cueillette bat son plein aux Vergers de Trixe, à Bressols, près de Montauban. "On a fini les pommes Gala, les Canada, et on attend la maturité des Chanteclercs, mon gros volume, pour la fin de la semaine" détaille Fabrice Marty. Avec 20 hectares de vergers et 800 tonnes de pommes produites chaque année, le domaine est une des plus petites exploitations du département. Le Tarn-et-Garonne est en effet le premier producteur français, avec 250 000 tonnes de pommes par an.

6 000 euros supplémentaires par mois

Fabrice et Anne Marty, les patrons, ont embauché une vingtaine de saisonniers, principalement des Polonais, pour trois mois. Aujourd'hui, en attendant la récolte des dernières pommes, ils s'affairent au pliage des pommiers, une technique qui devrait permettre d'assurer une bonne récolte l'an prochain. 

Ecoutez le reportage aux Vergers de Trixe à Bressols

Pourtant, Anne ne sais pas si elle pourra leur proposer de nouveau du travail dans un an. La fin de l'exonération des charges pour les emplois saisonniers devrait coûter en moyenne 189 euros par salarié et par mois, mais elle a fait ses propres comptes : " On est dans les 300 euros supplémentaires par salarié". Soit 6000 euros à débourser en plus tous les mois, une dépense qui pèse lourd dans un contexte compliqué, continue Fabrice, son mari. "En 1988, on vendait 3 francs, 3,50 francs [le kilo de] pomme. Aujourd'hui, on est à 40 centimes, voire 35 centimes d'euros ! Plus les charges qui augmentent de partout."

Tout augmente, sauf notre prix de production ! À un moment donné, ça va coincer quelque part " - Fabrice Marty, producteur de pommes à Bressols

Le gouvernement promet des solutions pour les agriculteurs

Une seule solution pour le couple : miser sur la qualité. Une partie du verger est désormais produite en agriculture biologique, et l'autre partie est en cours de conversion. Mais avec l'augmentation des charges sur les emplois saisonniers, ça ne sera sans doute pas suffisant. "Il faudra diminuer notre tonnage, faire moins et le vendre sur le marché, comme fait tout le monde maintenant" explique Fabrice Marty. 

Pour éviter cette baisse de la quantité produite alors que la surface agricole a déjà diminué de 56% en 10 ans, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis "des solutions concrètes" pour compenser la fin de l'exonération de charges pour les saisonniers. Les pomiculteurs du Tarn-et-Garonne, pour qui les travailleurs occasionnels sont indispensables, attendent désormais des détails.

C'est dans les secteurs de la viticulture, l'arboriculture et la cueillette que les besoins en main d'œuvre saisonnière sont les plus forts - Visactu
C'est dans les secteurs de la viticulture, l'arboriculture et la cueillette que les besoins en main d'œuvre saisonnière sont les plus forts © Visactu - Visactu