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Agriculture – Pêche

Les produits bio et locaux conquièrent les cantines du Loiret

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Par , France Bleu Orléans

Au moins 50% de produits locaux et 20% de bio dans les cantines et restaurants collectifs d'ici 2022. C'est ce que promet la loi EGalim adoptée début octobre 2018. Une question largement discutée ce mercredi à l'occasion du forum de la restauration collective bio locale qui se tenait à Orléans.

IMAGE D'ILLUSTRATION - D'ici trois ans, les lieux de restauration collective devront servir au moins 20% de bio et 50% de produits locaux.
IMAGE D'ILLUSTRATION - D'ici trois ans, les lieux de restauration collective devront servir au moins 20% de bio et 50% de produits locaux. © Maxppp - Alexandre MARCHI / PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Orléans, France

On devrait manger de plus en plus de bio dans les cantines scolaires et les restaurants d'entreprises. La loi EGalim, adoptée le 2 octobre 2018, prévoit que d'ici 2022, les restaurants collectifs proposent au minimum 20% de produits bio et 50% d'aliments locaux. Une question qui a été très largement discutée ce mercredi lors du forum de la restauration collective qui se tenait à Orléans à l'initiative de l'association Bio Centre.

Du bio et du local dans toutes les écoles, tous les collèges et lycées, ça peut potentiellement ressembler à un petit défi. Aujourd'hui le Loiret n'est pas  forcément très bien placé en terme de bio. Seulement 1,6% des terres agricoles du département sont consacrées au bio. Sur cette question, seule l'Eure-et-Loire fait moins bien dans la région. Et face à des départements comme les Hautes-Alpes où plus d'un quart de la surface agricole est consacrée au bio.

"Les équipes de cuisine ne sont pas forcément habituées à cuisiner sans viande."

Pour autant, les professionnels du secteur ne sont pas inquiets. La réglementation imposera du bio et du local, mais pas forcément les deux en même temps. Laure Amouriq est chargée de mission au sein de l'association Bio Centre : "Si il y a des cantines qui vont acheter des poireaux à 700 km d'ici, des maraîchers locaux vont se dire qu'il y a un marché et ils vont être encouragés à produire localement des poireaux bio."

Aujourd'hui, il n'existe pas de données officielles mais quasiment toutes les cantines et restaurants d'entreprises proposent du bio au moins sur certains aliments. On n'atteint pas forcément les 20%, mais pour Laure Amouriq il n'y a rien d'urgent : "Les équipes de cuisine ne sont pas forcément habituées à cuisiner sans viande, ou à cuisiner des pâtes complètes. Tout ça, ça s'apprend, il faut former."

De 0 à 80% de bio en cinq ans

Certains établissements scolaires sont au contraire très en avance. C'est le cas du collège de Lorris, qui en la matière est pionnier dans la région. En 2013, sa cantine est passée de 0% de bio en 2013 à 80% en 2018, dont 30% de produits à la fois bio et locaux. C'est le cuisinier de l'époque Pascal Veaulin qui a initié cette transition. Et il l'affirme, ça ne se fait pas sans effort : "Il faut un effort d'organisation. On essaie de voir la quantité de produits que l'on aura besoin sur un an, pour ensuite s'organiser et planifier avec les producteurs."

Au total, ce sont une douzaine de producteurs qui approvisionnent le collège. Le plus loin est situé à 60 kilomètres. Tous les jours, 380 repas sont servis aux élèves, chacun coûte 2€14 en matières premières : pas forcément plus cher qu'ailleurs.

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