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Agriculture – Pêche

Les sapins de Noël creusois bientôt dans vos salons

jeudi 23 novembre 2017 à 14:39 Par Boris Loumagne, France Bleu Creuse

En Creuse, les producteurs de sapins de Noël sont rares mais ils existent. La pépinière Contarin à Bétête s'est spécialisée dans ce commerce depuis près de 20 ans.

Les sapins creusois d'Olivier Contarin sont répartis sur 50 hectares autour de Bétête
Les sapins creusois d'Olivier Contarin sont répartis sur 50 hectares autour de Bétête © Radio France - Boris Loumagne

Dans un mois ce sera la période de Noël. Mais vous n'attendrez sûrement pas ce jour pour installer votre sapin dans le salon. Et ce sera peut-être un arbre creusois produit par la pépinière Contarin, à Bétête. Sur l'exploitation, on trouve 50 hectares d'Epicéa, de Nordmann ou de Grandis. La pépinière conditionne 2000 sapins par jour. Ils sont ensuite expédiés vers des points de vente creusois mais surtout dans un rayon de 300 kilomètres autour du département.

Une technique bien huilée

Toutes les essences ne se valent pas et elles ont chacune leur point fort, selon l'un des employés de la pépinière : "Le Nordmann ne perd pas ses aiguilles, le Grandis a une légère odeur citronnée et l'Epicéa n'est pas cher." Mais les sapins ont une chose en commun : ils mettent du temps à pousser, "entre cinq et huit ans". Une fois l'arbre à maturité, il faut encore le couper, le ramasser et le conditionner. Pour cela la pépinière est équipée d'une machine qui permet à la fois de "carotter" le pied des sapins et de glisser les arbres dans des filets.

Course contre la montre

En ce moment, la pépinière emploie quinze saisonniers et le patron, Olivier Contarin, n'a pas une minute à lui : "On s'est engagé à livrer un produit frais à nos clients, alors on doit couper et conditionner les sapins au dernier moment." Selon lui, un sapin fraîchement coupé, c'est l'assurance d'une "odeur plus intense", et c'est aussi "un sapin qui perd moins rapidement ses aiguilles".

Les quinze saisonniers sont des habitués, pour la plupart ils reviennent chaque année. Ils ont donc pris le coup de main et ils arrivent à conditionner entre trois et cinq sapins par minute.

La pépinière conditionne 2000 sapins par jour - Radio France
La pépinière conditionne 2000 sapins par jour © Radio France - Boris Loumagne

Une production compliquée

Les producteurs de sapins de noël en Creuse se comptent sur les doigts d'une main. Cela peut s'expliquer par les nombreuses difficultés rencontrées par les pépiniéristes, selon Olivier Contarin : "Il y a tout d'abord la sécheresse de ces trois dernières années, alors que le sapin a besoin d'eau. Il y a aussi des pics de température élevée, et le sapin n'aime pas ça. Et puis il y a les animaux, avec les oiseaux qui se posent sur les jeunes têtes des sapins et les cassent. Enfin, il y a les chevreuils qui broutent les têtes l'hiver."

Les oiseaux et les chevreuils nuisent à la production de sapins - Radio France
Les oiseaux et les chevreuils nuisent à la production de sapins © Radio France - Boris Loumagne

Une activité compliquée qui n'est "pas rentable" selon le pépiniériste. Malgré cela il ne faut pas relâcher la pression en cette période de fête. Et c'est lors de la première semaine de décembre que l'activité atteindra son pic, car d'après Olivier Contarin, "tout le monde veut son sapin en décembre !".

Les vaches observent paisiblement le conditionnement des sapins - Radio France
Les vaches observent paisiblement le conditionnement des sapins © Radio France - Boris Loumagne