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Dossier : Coronavirus Covid-19

Les ventes de poules pondeuses s'envolent depuis le confinement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Par crainte de manquer d'oeufs pendant le confinement, les Français ont adopté des poules par milliers. Un mouvement de fond qui semble se poursuivre. Autour de Toulouse, les ventes ont augmenté d'au moins 30%, chez les éleveurs ou en animalerie.

Dans le Lauragais, les poules faisaient déjà partie du paysage. Le confinement a accéléré la demande, pour avoir des oeufs frais.
Dans le Lauragais, les poules faisaient déjà partie du paysage. Le confinement a accéléré la demande, pour avoir des oeufs frais. © Radio France - Clémence Fulleda

Pendant le confinement, les Français se sont rués sur les œufs. Et comme il n’y avait plus de boîtes dans les magasins, et par crainte d'en manquer, certains se sont tournés vers les poules ! Le phénomène est significatif depuis deux mois : un peu partout les ventes ont explosé, chez les éleveurs spécialisés et les animaleries autour de Toulouse.

"La vague n'est pas nouvelle mais elle s'est accentuée avec le confinement", explique ainsi Sébastien Falga, de la Ferme du Mont d'Or à Larrazet (Tarn-et-Garonne). Il y avait déjà de l'intérêt pour ces animaux de basse-cour depuis quelques années, pour réduire les déchets de table. Certains syndicats d'ordures ménagères proposaient d'ailleurs déjà des poules aux usagers. Mais avec la mise en place du confinement, et la chasse aux oeufs pour cuisiner, c'est "le boum", selon Anaïs Baron, du magasin Maxi Zoo à Fenouillet (Haute-Garonne), qui a croulé sous les demandes.

J'ai vendu 10.000 poules en deux mois

Les chiffres sont variables selon les endroits, mais partout, ils sont à la hausse. "À vue d'oeil, on estpas loin de 40% de nouveaux clients", jauge Alain Gardin, éleveur à Montjoire (Haute-Garonne). Sébastien Falga estime lui à "25 à 30 %" la hausse de son chiffres d'affaires. "J'ai vendu 10.000 poules en deux mois, contre 6 à 7.000 d'habitude en cette saison". Au Maxi Zoo de Fenouillet, "nos ventes ont doublé depuis le début du confinement", considère Anaïs Baron.

Une demande qui continue, même après le confinement

Et l'engouement ne ralentit pas, selon la responsable du magasin animalier : "Cette semaine je reçois une grosse livraison de poules. Et depuis la semaine dernière, on a régulièrement des appels pour savoir si on vend toujours des poules. La tendance est encore haute, la poule reste très convoitée !"

Le printemps est depuis toujours la période où les ventes sont au plus haut, pour la filière, mais cette année, c'est encore plus fort selon Sébastien Falga, le fermier de Larrazet : "je reçois 150 à 200 appels par jour, sans compter les SMS".

Plutôt des gens de la ville

Les nouveaux clients sont "plutôt des gens de la ville", juge Alain Gardin, qui vend ses poules à la ferme, mais aussi sur le marché de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), et sur un parking de supermarché à Seysses (Haute-Garonne) : "plutôt des habitants de lotissements, qui ont un petit bout de terrain, 300 ou 400 m², et parfois beaucoup moins", sachant qu'une poule peut se contenter de 5 m² d'espace vital.

Sébastien Falga raconte ainsi avoir livré des poules "aux portes de Toulouse" pendant le confinement, mais aussi beaucoup plus loin, tant la demande était forte, et tant les éleveurs de poules pondeuses sont peu nombreux dans la région. Il est notamment allé jusqu'à Perpignan, à Foix, mais aussi à Agen, et de l'autre côté du Gers, près d'Eauze, à la frontière avec les Landes.

De 11 à 20 euros la poule "prête à pondre"

Pour l'instant, les deux éleveurs indiquent n'avoir eu aucun retour négatif de la part de leurs nouveaux clients, qui ne semblent pas s'être débarrassés de leurs poules avec la levée du confinement. "J'ai déjà eu des retours très positifs de la part de clients ravis" annonce Alain Gardin. "Ces gens là, je pense qu'il vont rester [dans cette démarche]."

Alain Gardin : "j'ai eu des retours très positifs"

Chez les éleveurs Alain Gardin et Sébastien Falga, une poule "prête à pondre" coûte 11 euros, de race Harco (noire), Rousse, Sussex (blanche avec des points noirs), ou cendrée (grise). On peut aussi en trouver à 15 euros sur les marchés comme à Carbonne (Haute-Garonne), par des revendeurs. Jusqu’à 20 euros en animalerie.

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