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Les vignerons de champagne mènent le combat contre le gel

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne
Marne, France

20 à 25% de pertes : c’est le bilan encore provisoire du Comité interprofessionnel des vins de Champagne (CIVC) à cause du gel. Tous les secteurs ne sont pas également touchés. Certains vignerons sont aujourd’hui équipés pour limiter la casse. C'est le cas d'un vigneron de Le Breuil, dans la Marne.

Franck Jobert et sa tour à vent
Franck Jobert et sa tour à vent © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Le gel, c'est le problème N°1 des vignerons en ce moment. Difficile pour le Comité interprofessionnel des vins de Champagne (CIVC) de faire un état des lieux précis, mais sa première estimation est de 20 et 25 % de bourgeons détruits. A Le Breuil, dans l'ouest de la Marne, le vigneron Franck Jobert a pris ses dispositions depuis déjà pas mal d’années : il a une tour à vent. Cette sorte de gros ventilateur, qui ressemble à une éolienne, lui permet de protéger deux hectares de vignes.

« On peut espérer un grain de température d’environ 1,5 degrés » - Franck Jobert

Le principe est très simple : quand la température descend, l'air chaud qui monte du sol, chauffé dans la journée, est récupéré et soufflé à travers les ceps. Le système est même automatique, grâce à des sondes gérées par ordinateur.

La tour à vent
La tour à vent © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Et ça marche ! La machine fait une rotation complète toute les quatre minutes. Plus que la chaleur, c'est surtout le vent fort qu'on ressent sur place.

45 000 euros d'investissement

L’investissement est à la hauteur, de l’ordre de 45 000 euros, mais au fil des années, Franck Jobert estime être avoir rentabilisé l’équipement. Seul bémol : pour que ce soit rentable, il faut des parcelles assez grandes, ce qui n’est pas toujours le cas dans les vignobles de champagne. C’est la raison pour laquelle le vigneron ne protège que deux hectares. Sur une autre de ses parcelles, il estime les pertes à 50%.

Certains de ses collègues utilisent une autre technique : l’aspersion, c’est-à-dire l'arrosage des vignes au moment du gel. Les bourgeons sont emprisonnés dans la glace, à zéro degré, et sont du coup protégés.

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