Agriculture – Pêche

Des vignobles du Toulois durement touchés par les gelées

Par Marie Roussel, France Bleu Sud Lorraine jeudi 20 avril 2017 à 19:45

A Bulligny les vignes du domaine Crochet a souffert des gelées de ces derniers jours.
A Bulligny les vignes du domaine Crochet a souffert des gelées de ces derniers jours. © Radio France - Marie Roussel

Dans le Toulois, certains vignobles ont souffert des gelées de ces derniers jours. Notamment celui de la Maison Crochet situé à Bulligny : la baisse des températures a endommagé près de la moitié de l'exploitation.

Wilfried Crochet zigzague entre les vignes de son exploitation pour constater les dégâts. Située sur les coteaux du Toulois, à Bulligny, ce sont surtout les plants de Chardonnay qui ont été touchés. "On est dans un couloir venteux : le vent du Nord a brûlé les bourgeons qui étaient en avance cette année".

Des bourgeons en avance

Avec les températures estivales du mois de mars, les bourgeons ont fait leur apparition dix jours plus tôt, et cela n'a pas pardonné. La plupart ont bruni. L'exploitant Wilfried Crochet estime que la moitié de son exploitation est endommagée, soit deux hectares et demi. Déjà l'an dernier, cette même surface avait été ravagée par les gelées.

L'année dernière on avait eu une perte de 30% pour l'ensemble de la surface. Sur les plants de Chardonnay, en 2016 on a récolté que 1500 kg/hectare. S'il n'y avait pas eu de gelées on aurait fait au moins 14 000 kg/ha", évalue Wilfried Crochet, vigneron dans le Toulois.

2,5 hectares du domaine Crochet ont été endommagés par les gelées. - Radio France
2,5 hectares du domaine Crochet ont été endommagés par les gelées. © Radio France - Marie Roussel

Et le plus dur, pour cet exploitant, c'est de ne pas pouvoir y faire grand chose. "Déjà lundi on s'est activé pour tondre l'herbe et éviter que l'humidité ne remonte. Mon père a fait plein de petits feux pour réchauffer les pieds... mais je ne suis pas sûr que ça n'ait marché."

Le vigneron remonte dans sa voiture et jette un dernier regard vers son vignoble, un peu dépité. "Ça fait mal de voir ça après tout le travail de cet hiver. Tailler les vignes par -8 degrés en janvier et voir que ça finit comme ça... C'est dur." Surtout qu'il lui faut encore tendre le dos jusqu'aux dernières gelées, au mois de mai.