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Les viticulteurs en colère à Bourges

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Par , France Bleu Berry
Bourges, France

Les vignerons des sept appellations d'origine contrôlée du Centre-Loire veulent qu'on aménage l'élargissement des droits à plantation. Une nouvelle réforme est intervenue au 1er janvier, mais elle ne les satisfait pas.

Trois-cents viticulteurs se sont rassemblés devant la préfecture
Trois-cents viticulteurs se sont rassemblés devant la préfecture © Radio France - Michel Benoit

Des vignes plantées hier matin devant les grilles de la préfecture à Bourges : 300 viticulteurs ont manifesté contre l’élargissement des droits à plantation depuis le 1er janvier. On peut désormais produire plus de vin et avec moins de contraintes, en dehors des fameuses Appellations d’Origine Contrôlée (AOC). On en a sept  en Centre-Loire : Sancerre, Pouilly-Fumé, Menetou-Salon, Quincy, Reuilly, Coteau du Giennois, et Châteaumeillant.  Ces nouvelles règles vont entrainer une nouvelle concurrence avec un développement des Vins d’Indication Géographique Protégée (IGP) ou sans appellations dont on pourra planter plus facilement les vignes.

les vignerons ont planté des vignes devant la préfecture de Bourges
les vignerons ont planté des vignes devant la préfecture de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Les viticulteurs du Centre-Loire ne veulent surtout pas que l’on puisse planter sans autorisation les deux cépages qui sont au coeur de leurs appellations : Sauvignon et du Pinot noir .  Pour Gilles Guillerault, président des unions viticoles du Sancerre, il faut d'abord chercher à étendre les AOC existantes. Toutes disposent encore de réserves foncières, sauf Sancerre. Selon Gilles Guillerault, 2.000 à 2.500 hectares pourraient ainsi être plantés, avant de songer à étendre la culture de la vigne à d'autres terres.

La principale revendication des viticulteurs est claire
La principale revendication des viticulteurs est claire © Radio France - Michel Benoit

Les vignerons craignent que certains récupèrent à bon compte tout le travail fait par les appellations depuis 1936. Ces nouvelles plantations proposeraient un vin moins cher et assez correct.  La réforme visant à favoriser la conquête  des marchés à l’export notamment dans des pays émergents comme la Chine. Le client dans son hypermarché y gagnerait également avec des prix tirés vers le bas. Une dérégulation du marché qui nuirait aux producteurs des AOC qui essaient d'adapter le plus possible l'offre à la demande. Certaines se sont risqué à s'étendre, parfois trop, et cela a provoqué une baisse importante de leurs prix, comme le muscadet. Un avenir dont ne veulent pas les viticulteurs du Centre Loire dont les appellations, bien que modestes en surface, disposent pour la plupart d'une excellente image. Le rassemblement s'est déroulé dans une ambiance détendue (une délégation a été reçue en préfecture), mais les vignerons préviennent : si dans deux mois, rien n'a changé, ils commenceront à arracher les rares vignes déjà plantées dans le cadre de cette élargissement à produire.

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